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Le working holiday en Nouvelle Zélande

Dans le chapitre « travailler à l’étranger pour prolonger le voyage », il y a le working holiday visa, aussi appelé PVT (« permis vacances-travail » pour le Canada). Si tu envisages de partir dans un pays et d’y rester plus que la durée autorisée pour les touristes, et accessoirement gagner un peu d’argent pour financer tout ça, c’est le plan qu’il te faut. Certains sont peut être déjà familiers avec ça, d’autres un peu moins. Je vais donc essayer de te résumer ça et de te donner tous les liens utiles.

Le working holiday en Nouvelle Zélande ** #nouvellezelande #PVT #vacancetravail #workingholiday

Le working holiday, c’est quoi ?

Il s’agit d’un visa d’immigration temporaire qui s’adresse aux jeunes des pays qui ont passé un accord de participation à ce programme. Ces jeunes gens ont donc la chance de pouvoir partir dans un pays partenaire pendant un temps déterminé afin d’y voyager, travailler, découvrir la culture, la cuisine … Cela permet en outre d’approfondir (ou d’apprendre) une nouvelle langue, vivre des expériences humaines enrichissantes, et globalement de vivre une expérience inoubliable !

Quels sont les pays partenaires ?

Si tu es Français(e), voici les autres pays où tu peux aller avec ce type de visa:

  • Australie
  • Argentine
  • Canada
  • Chili
  • Colombie
  • Corée du Sud
  • Hong Kong
  • Japon
  • Nouvelle Zélande
  • Mexique
  • Russie
  • Taiwan
  • Uruguay

Singapour fait aussi partie de la liste mais a un statut un peu à part. En effet, il faut être étudiant ou jeune diplômé et avoir étudié dans un des « établissements éligibles » (plus d’infos sur le PVT à Singapour)

Si tu es Belge, tu auras le choix entre ces pays :

  • Canada
  • Australie
  • Nouvelle Zélande
  • Taïwan
  • Corée du Sud

Enfin si tu es Canadien(ne), tu as de la chance puisque 29 pays t’ouvrent leurs portes :

  • Allemagne
  • Australie
  • Belgique
  • Chili
  • Corée du sud
  • Costa Rica
  • Croatie
  • Danemark
  • Espagne
  • Estonie
  • France
  • Grèce
  • Hong Kong
  • Irlande
  • Italie
  • Japon
  • Lettonie
  • Lituanie
  • Mexique
  • Norvège
  • Nouvelle Zélande
  • Pays Bas
  • Pologne
  • République Tchèque
  • Royaume Uni
  • Slovénie
  • Suède
  • Taïwan
  • Ukraine

 

NB : de nouveaux accords sont conclus avec des pays. Cet article date de janvier 2018, si tu le consultes plus tard, vérifies si la liste des pays n’a pas évoluée … j’essaie de mettre à jour régulièrement mais comme on dit personne n’est infaillible !

Le Working Holiday en Nouvelle Zélande

Je me suis concentrée sur la Nouvelle Zélande dans cet article, car c’est le pays où j’ai choisi de bénéficier de ce visa.

Tongariro Crossing, Nouvelle Zélande ** #Tongariro #TongariroCrossing #NouvelleZelande

Concrètement ça sert à quoi ?

Le but est de rester sur place plus longtemps que ne l’autorise un visa touristique, afin de découvrir le pays, sa culture, ses paysages… Et crois-moi, en Nouvelle Zélande, on en prend plein les yeux à ce niveau-là. Bien sûr, tu peux y travailler, la plupart du temps en décrochant de petits jobs saisonniers (mais pas que !). Cela permet de financer ton voyage, de rester plus longtemps en Nouvelle Zélande… et de voyager plus longtemps ensuite ! (surtout si tu enchaînes avec un autre PVT dans un autre pays).

Comment l’obtenir ?

Encore une fois, je te parle ici des conditions pour obtenir le WH pour la Nouvelle Zélande. Elles peuvent différer pour les autres pays.

Pour qui ? Les ressortissants français, belges, canadiens et luxembourgeois (ces derniers ont des conditions spéciales, renseigne-toi !)

Quel âge ? Entre 18 et 30 pour les français et le belges, jusqu’à 35 ans pour les canadiens à la date de dépôt de la demande.

Combien ça coûte ? 208 dollars néozélandais

Combien de temps peut-on rester ? 12 mois + 3 mois si tu justifies d’une expérience d’au moins 3 mois dans la viticulture ou de l’horticulture. Tu seras alors éligible au Working Holidaymaker Extension Visa. La demande doit être envoyée à un bureau d’immigration néozélandais et tu devras joindre le formulaire SSE Work Visa Application NZ, les preuves de tes travaux dans la viticulture ou l’horticulture, ton billet de retour (ou les fonds nécessaires pour l’acheter) et… payer les frais demandés (eh oui).

Les autres conditions :

  • Tu dois être titulaire d’un passeport français, belge ou canadien, valide au moins 15 mois après ta première arrivée sur le sol néozélandais. Si ce n’est pas le cas, fais-le refaire avant de déposer ta demande.
  • Tu ne dois pas avoir déjà participé au Programme Working Holiday en Nouvelle-Zélande (si tu l’as fait au Canada ou en Australie par exemple, c’est bon).
  • Tu ne dois pas être accompagné de personnes à charge (un enfant, un parent dépendant…)
  • Tu dois avoir les ressources financières nécessaires pour subvenir à tes besoins au début du séjour : 4 200 NZ$ (soit 2 500 € pour les Français et les Belges, 3 300 CAN$ pour les Canadiens). Avoir une attestation de ta banque peut être utile.
  • Tu dois obligatoirement avoir une assurance santé, rapatriement et hospitalisation qui te couvrira pendant toute la durée de ton séjour.
  • Tu dois répondre aux critères de santé requis. On m’a demandé de faire quelques examens médicaux qui ont été à ma charge, et non-inclus dans le prix du visa (notamment une radio des poumons pour la tuberculose).

Certains justificatifs sont « plus ou moins » nécessaires. On peut te les demander, ou pas … Alors mieux vaut les avoir, au cas où. Il s’agit du certificat d’assurance santé et rapatriement, de ton billet d’avion retour (ou des fonds suffisants pour l’acheter, il s’agit des ressources financières mentionnées ci-dessus), un relevé bancaire.

La procédure pour obtenir un working holiday Nouvelle Zélande

Tu peux effectuer ta demande sur internet. Pour cela, rendez-vous ici : https://www.immigration.govt.nz/secure/default.htm
Sélectionne dans le menu déroulant « Working Holiday visa » puis suis les différentes étapes.

Remplis avec soin le questionnaire, puis valide. Tu recevras alors un email automatique te permettant de vérifier le statut de ta demande. Tu auras ta réponse au bout de quelques jours (j’ai personnellement attendu 2 jours). Imprime les détails de ton visa et garde-les avec ton passeport durant tout ton séjour. Je conseille de l’imprimer plusieurs fois et de le ranger à des endroits différents juste au cas où.

Plus d’infos sur le visa ici.
Plus d’infos sur la prolongation du visa .

Visiter Hobbiton, le village du Seigneur des Anneaux en Nouvelle Zélande ** #Hobbiton #Seigneurdesanneaux #NouvelleZelande

Travailler avec un working holiday

Comme indiqué plus haut, le WH visa est avant tout un visa de voyage et de découverte du pays : le travail ne doit pas être ton activité première. si tu travailles / prévoies de travailler à temps plein durant toute la durée du séjour, tu ne respectes pas le principe !

Avant de commencer, renseignes-toi sur les formalités afin de bien être en règle. En Nouvelle Zélande, il te faudra un numéro IRD (Inland Revenue Department) pour travailler et déclarer tes revenus.

Quant au type de travail que tu trouveras, saches qu’il est peu probable que tu trouves un emploi en accord avec tes qualifications : les entreprises sont en général méfiantes et embauchent peu les détenteurs du visa WH, tout simplement parce qu’elles savent que ces derniers peuvent partir du jour au lendemain. En revanche, tu trouveras de la place dans la cueillette de fruits, les vendanges, les travaux fermiers… pense au wwoofing qui, s’il n’est pas rémunéré, t’offre tout de même le gîte et le couvert ! Sinon, renseigne-toi auprès des backpackers (=auberges de jeunesse) des endroits où tu dors. Souvent, il est possible d’y effectuer quelques heures de ménage par jour pour y loger gratuitement. C’est aussi là que le bouche-à-oreille fonctionne particulièrement bien !

Cathedra Cove, Coromandel Peninsula, Nouvelle Zélande ** #Coromandel #CathedralCove #NouvelleZelande

Quelques conseils en vrac

Avant de partir

Tu n’es pas obligé de prévoir ton séjour jour par jour, mais il peut être utile d’avoir au moins une idée des régions que tu souhaites traverser, les emplois qu’il sera possible d’y trouver. Par exemple, la cueillette des fruits ou les vendanges dépendent de la géographie et de la saisonCeci dit, une fois sur place, il te sera possible grâce à tes nouvelles connaissances et au bouche-à-oreille, de trouver facilement ce type d’informations.

Fais une petite visite médicale de routine afin de déceler le moindre pépin qui pourrait s’avérer embêtant sur place. Saches que les frais médicaux ne sont pas les mêmes en Nouvelle Zélande (indice : c’est plus cher). Alors autant régler tout ce que tu peux avant de partir.

Toujours sur la santé : souscris à une assurance médicale et rapatriement ! Sache que durant ton working holiday, tu n’es plus couvert par la sécurité sociale ni ta complémentaire santé. S’il t’arrive quoi que ce soit, c’est à tes frais, et ça fait mal. J’ai personnellement souscrit à l’assurance Chapka qui propose une couverture spéciale pour les détenteurs du working holiday. Je sais qu’il en existe d’autres, mais ne les ayant pas essayées, je n’ai pas vraiment de retour à t’apporter. Ceci dit j’ai été totalement satisfaite de Chapka… Ce qui ne t’empêche pas de comparer les différentes offres qui existent !

Fais des copies de tes papiers (passeport, visa, CV…) et garde une version numérique dans un brouillon de mail. On ne sait jamais.

Fais faire ton permis de conduire international. Pour les français, tu ne pourras pas le faire sur place, il faut le faire depuis la France. Renseigne-toi auprès de ta préfecture sur les démarches à effectuer.

Waiheke Island, Auckland, Nouvelle Zélande ** #NouvelleZelande #Waiheke

Une fois sur place

Dans les premiers jours, fais les démarches importantes : numéro IRD, ouverture de compte en banque, obtention d’un numéro de téléphone portable…

Sors, rencontre des gens, réseaute : le bouche-à-oreille pour trouver du boulot, un appart (le cas échéant), un véhicule, un bon coiffeur… c’est la meilleure façon de faire !

Conclusion

J’espère vous avoir donné quelques informations utiles. N’hésite pas à cliquer sur les liens, car parfois, il y a des mises à jour dans les procédures. Il vaut mieux donc bien vérifier que rien n’a changé, même si j’essaie de me tenir au courant et de vérifier la validité de ce que je te raconte 😉

J’espère aussi t’avoir donné envie de partir en working holiday, notamment en Nouvelle Zélande. Il existe d’autres pays bien sûr, mais je ne les ai pas expérimentés, donc je ne parle que de ce que je sais. C’est un merveilleux moyen de découvrir un pays, de travailler et de voyager en même temps… Et pourquoi pas, de commencer une vie nomade qui sait !

Péninsule de Banks, Akaroa, Nouvelle Zélande ** #Akaroa #NouvelleZelande

Pour aller plus loin : retrouver tous les articles relatifs au nomadisme


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Le working holiday en Nouvelle Zélande ** #nouvellezelande #PVT #vacancetravail #workingholiday

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2 comments

  1. Je veux tellement partir en NZ ! Je ne vois que des articles dessus en ce moment (ou alors c’est moi qui clique dessus…) !
    Merci pour cet article très complet qui me servira peut être un jour qui sait, il me reste 6 ans ! Yes !

    1. Ahah il ne faut pas ignorer les signes 😉 j’espère que tu pourras y aller, en working holiday ou autrement !