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Le Tongariro Crossing, Nouvelle Zélande

Il faut que je sois honnête avec vous : le Tongariro Crossing, on en a chié. Voilà, c’est dit. Mais à côté de ça, c’est un incontournable de la Nouvelle Zélande, on dit même que c’est la plus belle randonnée ! Donc si vous êtes sur l’île du Nord, n’en partez pas avant de l’avoir fait.

Le Tongariro Crossing est l'une des plus belles randonnée de Nouvelle Zélande. Voici mon expérience et mes conseils pour en profiter au maximum. * * * #Tongariro #TongariroCrossing #NouvelleZelande

Difficile, Tongariro ? Mais non ! (ahah)

Bon j’avoue, je ne suis pas une grande sportive, donc c’était mal barré pour moi. Il s’agit d’une randonnée d’une vingtaine de kilomètres si vous faites la “simple” (il y a une petite boucle en plus que vous pouvez faire en plus si vous voulez. Ca mène à la Montagne du Destin du Seigneur des Anneaux). Et 800 mètres de dénivelé. Et des escaliers qui n’en finissent pas de monter le long de la montagne. On n’en voit pas le bout. Tu regardes derrière pour voir le chemin parcouru, y’en a toujours plus devant toi.

Mais mon but n’est pas de vous décourager, loin de là ! Au contraire, c’est dur, mais ça vaut TELLEMENT le coup ! Et honnêtement, si j’ai réussi à aller au bout, n’importe qui peut le faire. Sauf les personnes à mobilité réduite, malheureusement, le site n’est pas accessible si vous avez des difficultés à vous déplacer.

Concrètement comment ça s’est passé ?

Le départ

Bon alors nous, on a déjà dû faire avec les éléments. Le matin, on voyait qu’il faisait gris, mais les autres personnes du groupe nous disaient que ça irait, que ça s’éclaircirait sûrement. C’est sûr, en Nouvelle Zélande, c’est  un peu comme en Grande Bretagne, on dit qu’il peut y avoir les 4 saisons en une journée. Là, c’était l’automne (et pourtant on était en novembre, donc presque en été).

Même pas peur, on rempli les sacs à dos de vivres, on monte dans la navette (je vous donnerai toutes les infos plus bas) direction … Tongariro.

Le brouillard et le vent

Dans la navette, le monsieur qui nous a accueilli nous a mis dans l’ambiance direct. Il nous a parlé du vent (bienvenue en Nouvelle Zélande) (je savais pas encore à quel point il était sérieux en disant ça). Et des fameux escaliers cités plus hauts. On les appelle les “Devil Staircase”, les “escaliers du diable”, et, dit-il, ils portent bien leur nom. A ce moment-là je pensais encore qu’il voulait juste nous faire marrer, mais non, c’est lui qui se marrait d’avance !

Et puis, il nous a laissé au départ de la randonnée. Il nous a dit qu’il nous attendrait l’après-midi de l’autre côté : la rando ne fait pas une boucle et ne revient pas à son point de départ.

Les personnes qui partageaient la navette avec nous sont parties comme des frelons à l’assaut du volcan. J’étais sûre qu’ils allaient caler à mi-chemin (pour info : pas du tout). Nous, on a décidé d’y aller tranquille pour pas se griller (pour info : ça m’arrangeait bien). Comme vous le voyez sur les photos, le temps était plutôt couvert. On savait plus trop si on était à San Francisco ou à Tongariro (poil au dos). Mais bon, c’était pas très grave pour le moment, et de toute façon on n’y pouvait rien.

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Un vent comme je n’en ai jamais vu

Je vous épargne mon absence d’exploit dans les escaliers. J’ai cru que j’allais y laisser mes poumons et ceux de toute ma famille. Mais plus on montait, plus le vent soufflait. Et quand je vous dis “vent”, je ne pense pas “petite brise d’été”. Je parle du bon gros vent qui décorne tous les moutons de Nouvelle Zélande jusqu’en Australie.

En approchant du sommet, j’ai bien cru qu’on n’y arriverait pas.

J’ai souvent tendance à minimiser mes capacités physiques : j’ai du mal à suivre ma meilleure amie dans les calanques marseillaises (surtout en montée), je l’admets aisément. Je n’ai pas de condition physique ! Par contre je ne laisse pas tomber. J’arrive mille ans après les autres, essoufflée, échevelée, rouge écrevisse, en insultant le monde entier dans ma tête. Mais j’arrive.

Et pourtant je me rappelle m’être dit pour la première fois non loin du sommet, en le pensant réellement : “Je ne vais pas y arriver”. Avec tous les kilomètres et la montée qu’on avait déjà dans les jambes. La visibilité très très limitée. Et surtout, le vent. Sans déconner j’ai jamais senti ça : à chaque bourrasque, je manquais de tomber ! Certes, je ne suis pas très lourde, mais j’avais mon poids + celui de mon sac pas encore vide, et pourtant, il fallait s’accrocher à ce qu’on trouvait. A chaque pas j’avais l’impression d’être sur la Lune avec un scaphandrier de 3 tonnes tellement c’était dur.

Mais on l’a fait ! Avec ma copine Colline on a vaincu les éléments et on a atteint le cratère.

Un monde parallèle

J’me rappelle encore ma réaction : dès qu’on est passé de l’autre côté, tout s’est arrêté, même le temps. Sauf mon coeur, qui cognait comme un taré après ce que je lui avais fait subir. D’un seul coup, il n’y avait plus de vent, plus de nuages, et on voyait jusqu’à l’autre bout du cratère. Le ciel était bleu. Bienvenue à Tongariro !

Non vraiment j’ai halluciné total, comme c’est possible d’avoir une telle différence à quelques mètres de distance ? C’est comme si on était passé dans un monde parallèle sans s’en rendre compte. En tout cas tant mieux, car on a pu souffler et surtout admirer le paysage pour lequel on avait fait tout ça.

Les lacs émeraude. Le ciel bleu. La terre volcanique noire. La neige. C’était beau, y’a pas d’autre mot.

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Le reste de la rando

Après être descendu dans le cratère, il a fallu remonter de l’autre côté et reprendre le chemin sur l’autre flanc. Il y avait un endroit où l’on pouvait s’assoir, un peu comme un refuge de montagne mais sans lit et sans nourriture : il faut apporter la sienne, dans cette cabane, on offre juste les chaises !

Heureusement, le temps a été avec nous tout le reste de la journée et on a pu profiter d’une randonnée plus facile (normale, c’était majoritairement en descente). Les paysages, comment vous dire ? Indescriptibles. Le Tongariro Crossing mérite bien son titre de plus belle randonnée de Nouvelle Zélande.

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

Tongariro Alpine Crossing, Nouvelle Zélande

La fin de journée

On est arrivé avant la navette (#winner) et cette dernière nous a ramené à l’auberge de jeunesse. Sans rire, j’ai cru qu’on n’arriverait pas à descendre tellement nos jambes étaient raides ! On était courbaturées de partout. Mais tellement fières d’avoir “vaincu” Tongariro et encore émerveillées des paysages. Inutile de vous dire qu’on n’a pas fait long feu et qu’on n’a pas épilogué : après avoir mangé et pris une douche bien méritée, on s’est écroulées dans notre lit et on a dormi jusqu’au lendemain !


Informations pratiques

Comment aller à Tongariro : Le Tongariro National Park est situé au centre de l’île du nord et s’étend sur 796 km². C’est environ à 320 km d’Auckland, et il vous faut une voiture pour y aller (ou en visite organisée, avec un bus).

Où on a dormi : On s’est retrouvé au Pipers Lodge. Il était bien, un peu style chalet de montagne. Ils proposent des pique-nique à emporter avec vous pour la randonnée si vous n’avez pas de quoi en préparer vous même.

Le Tongariro Crossing

Le départ et l’arrivée de la randonnée ne sont pas au même endroit : ce n’est pas une boucle. Vous avez 2 solutions : soit vous réservez une navette (le Pipers Lodge en propose). Soit vous êtes à plusieurs et vous avez 2 véhicules : vous allez en déposer un à l’arrivée avant de revenir au départ avec l’autre. Vous récupèrerez ce dernier en revenant à la fin de la journée.

Manger : Il n’y a pas de resto d’altitude à Tongariro. Prévoyez de quoi manger en quantité suffisante, de l’eau, un sac pour récupérer vos déchets… (vous pourrez les laisser dans les poubelles de la petite cabane qui se trouve à peu près à mi-parcours).

Ah, et du PQ. Il y a des toilettes qui ponctuent le parcours, mais pas de papier. Evidemment je parle de toilettes sèches, pas de chasse d’eau (pas d’eau du tout d’ailleurs). Donc le gel nettoyant pour les mains sera utile aussi !

Evidemment prenez une carte, une couverture de survie (on n’est jamais trop prudent), une lampe frontale et un téléphone.

Les vêtements : Soyez prévoyant car le temps change vite ! Prenez des vêtements de pluie, un truc chaud, mais aussi un t-shirt et de la crème solaire. Bienvenue en Nouvelle Zélande !

La navette : cliquez ici pour la réserver si vous ne passez pas par votre hôtel.

Pour les enfants

Même si vos enfants sont de bons marcheurs, je doute qu’ils soient capables de faire cette randonnée. Comme alternative, je propose de ne pas faire la randonnée complète, d’aller juste jusqu’au cratère et de revenir. Mais déjà là, c’est une marche assez longue (et difficile avec les escaliers). Si votre enfant est très jeune, vous pouvez aussi le mettre dans le porte bébé mais attention, il faudra le porter (bien sûr), que votre partenaire porte le sac à dos avec tous les vivres et les vêtements, et vous taper le dénivelé. Et aussi que votre enfant reste bien tranquille assis dans le porte-bébé. Je n’ai pas de conseil à vous donner, c’est vous qui voyez selon vous et votre enfant !

Pour aller plus loin : tous les articles sur la Nouvelle Zélande


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Le Tongariro Crossing est l'une des plus belles randonnée de Nouvelle Zélande. Voici mon expérience et mes conseils pour en profiter au maximum. * * * #Tongariro #TongariroCrossing #NouvelleZelande

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10 comments

  1. Quel bonheur de lire cet article, que de souvenirs!
    Je confirme, la montée était éreintante, la plus difficile que j’ai faite de ma vie, mais qu’est-ce que ça en vaut la peine!! C’était juste incroyable comme les nuages ont libéré le passage quand on est arrivés en haut, comme si on passait dans un autre monde, genre l’armoire qui mène à Narnia! Merci la Nouvelle-Zélande pour tous ces paysages que tu nous offres, tant de beauté!
    Et merci Stéphanie pour cet article! J’espère que ça donnera envie aux gens d’y aller 🙂

    1. Ahaha oui l’armoire de Narnia c’est exactement ça ! Sacré souvenir tout de même. Même en sachant la difficulté, je pense que je pourrais le refaire !

  2. Coucou Stéphanie !

    Je trouve ça tellement magique ! Le jeu en vaut largement la chandelle ! Ici, j’ai l’habitude de beaucoup marcher, donc ça va, mais ces paysages wow !

    Belle journée,

    Laura – Bambins, Beauté et Futilité

    1. Hello Laura ! Oui c’est tellement beau que du coup on oublie tout même les escaliers de l’enfer ahaha ! Merci pour ton commentaire !

  3. Ah c’est marrant de voir des photos de cette rando avec de la neige !! Pour nous aussi, ca restera une des plus belles randos qu’on ait fait sur une journée.

    1. Ah vous l’avez faite sans neige? C’est vrai que les paysages évoluent selon les saisons, et les remous volcaniques qui arrivent de temps en temps ! Merci pour ton commentaire !

  4. Ah la Nouvelle-Zélande, que de merveilleux souvenirs ! Notre petit bonhomme n’avait que 4 ans lors de notre séjour là bas, on a préféré s’abstenir pour le Tongariro…
    Mais cela ne nous a pas empêché de profiter à fond de ce beau pays !

    1. Merci Isa ! Oui c’est vrai que 4 ans c’est un peu petit pour marcher et trop grand pour le porte-bébé !
      Mais ça n’empêche pas de profiter de la NZ, c’est en effet un pays merveilleux.

  5. Ces paysages sont splendides et méritent certainement ce détour. Magnifiques photos, avec une mention spéciale pour les coulis de glace (miam) sur la roche noire 😉

    1. Ah mais ces paysages méritaient tout! On oublie une fois au sommet qu’on en a c… pour y arriver mdr !