Roadtrip dans les Balkans – Carnet de voyage 9

Ce carnet de voyage est 100% dédié à la Bosnie, où j’ai passé toute la semaine. Et j’y reste encore plusieurs jours… je suis amoureuse c’est décidé ! Et plus spécialement de Sarajevo. Comme je le disais dans mon dernier carnet, j’attendais Sarajevo avec impatience. Tout comme j’avais attendu Belgrade, Tirana… Bon ok, j’attendais tout avec impatience, mais certains endroits un peu plus que d’autres. Et la capitale de la Bosnie, elle m’intriguait. C’est pour ça que j’ai décidé d’y rester 4 jours complets, alors que ce n’est pas une ville immense. Et je n’ai pas été déçue, loin de là. Dès le 1er jour j’ai décidé que je l’adorais. Et limite, que j’allais tout plaquer pour y vivre, ahaha !

Roadtrip dans les Balkans - Carnet de voyage 9

L’arrivée dans l’appartement

J’avoue j’ai eu un coup de flip quand j’ai vu la façade de l’immeuble un peu décrépie. Je me suis demandée si l’appart que j’allais trouver dedans serait comme dans la description sur Airbnb. La réponse est oui ! L’intérieur est top, propre, parfait pour quelques jours. Il est fonctionnel, à 5 minutes du supermarché, et à 15 mn du centre-ville.

Lundi : la découverte

Si vous me lisez régulièrement, vous avez l’habitude : à chaque endroit où j’arrive, je cherche s’il y a des free walking tour organisés. L’important n’est pas tant qu’ils soient « free » mais plutôt qu’ils sont toujours effectués par des locaux, qui connaissent très bien la ville. A Sarajevo, il y avait 2 visites : « Where East meets West » (une visite guidée « classique » si je puis dire) et « War scars & new times ».

Pont, Sarajevo, Bosnie

Sarajevo, Bosnie

Fleuve, Sarajevo, Bosnie

Lundi j’ai fait la première. Le guide était super sympa, il nous a montré beaucoup de choses, raconté beaucoup d’histoires sur la ville. Cela a duré 2h30 ! C’est durant cette visite que j’ai compris pourquoi Sarajevo était surnommée la Jérusalem d’Europe. Ici se côtoient toutes les religions (ou presque, au moins les 3 monothéistes). Les monuments religieux sont érigés les uns à côté des autres. Les gens vivent ensemble. D’après le guide, les musulmans célèbrent Noël avec leurs amis et voisins chrétiens, vont à l’église (oui oui) et … vont manger ensemble. Et vice-versa selon les fêtes des différentes religions.

A chaque fois, tout était ramené au fait de partager un repas de fête, de la nourriture. La bouffe, ça rassemble les gens, c’est connu ! J’ai trouvé ça tellement cool. Et je me suis demandé, si l’entente marche si bien ici, pourquoi elle ne marche pas ailleurs. Pourquoi les gens ne se respectent pas, tout simplement, dans leur croyance ou leur absence de croyance. Dans leurs coutumes. Pourquoi ils n’essaient pas d’en apprendre plus. Pourquoi ils ne se font pas des mega-bouffe pour Noël, l’Aïd, Hanouka et compagnie tout ensemble. C’est si simple, en théorie, mais en pratique on voit bien que…

J’aimerais qu’ils partagent leur recette. Je me doute bien de quelques ingrédients : le respect, l’intelligence, la bienveillance… des trucs humains quoi. Bref.

Old orthodox church, Sarajevo, Bosnie

Synagogue, Sarajevo, Bosnie

Mosquée, Sarajevo, Bosnie

Church of Sarajevo, Bosnie

Durant ce tour j’ai repéré quelques éléments de street art sur les murs. J’étais déjà limite hystérique, là vous avez failli me perdre. Une ville aussi chouette ET avec du street art : j’emménage quand ?

Je ne savais plus où regarder

Il y avait tellement de trucs, de monuments, de mémoriaux, d’architecture, de restaurants, de cafés, etc… Que j’étais contente d’avoir plusieurs jours pour tout voir. Je ne savais plus où regarder, dès que je tournais la tête vers un truc, un autre truc apparaissait dans mon champ de vision, et encore un autre… une rue après l’autre, les rues parallèles, perpendiculaires… Je vous assure, j’ai fait une moyenne de 15 km à pieds par jour pendant 4 jours !

Latin Bridge, Sarajevo, Bosnie

Le célèbre Latin Bridge où Franz Ferdinand et son épouse ont été assassinés en 1914. En fait c’était au coin du « Museum ».

National Library, Sarajevo, Bosnie

La bibliothèque nationale dont les livres ont brûlé pendant le siège de Sarajevo

Sarajevo old town

J’ai adoré cette partie de la ville. On se croirait quelque part au Moyen-Orient, en Turquie, dans un marché ou un bazaar. Ici, des cafés, des restaurants, des boutiques, qui vendent tout ce dont on peut avoir besoin. Bon, beaucoup de boutiques de souvenirs, c’est vrai. Mais d’après le guide, cette partie de la ville n’est pas « un attrape-touristes », car beaucoup de locaux aiment venir s’assoir aux terrasses, partager un déjeuner ou un café. Et d’après ce que j’ai vu, c’est vrai. En tout cas j’ai adoré y passer du temps. C’est chaleureux, convivial, un peu bruyant aussi. Il y a une mosquée que tout le monde peut visiter. J’ai entendu plusieurs fois l’appel à la prière, et à chaque fois ça me fait le même effet !

Old town, Sarajevo, Bosnie

Old town, Sarajevo, Bosnie

Sarajevo, Bosnie

Oui ce sont bien des impacts de balles O_O

Je suis parfois un boulet

Non mais des fois je me désespère. Déjà une fois une Albanie, ça m’est arrivé : j’ai retiré 10 000 Lek au lieu des 1 000 dont j’avais besoin et impossible de changer la monnaie qui me reste. Personne ne veut des Lek, c’est une monnaie qui ne vaut rien, je me demande si j’arriverais à les changer en France. Et mon 1er jour à Sarajevo, même bêtise. Je retire 1 000 BAM au lieu de 100, ce qui me fait que je me retrouve avec … 500€ ! J’ai failli faire une crise cardiaque en voyant ça, car je n’ai PAS 500€ sur mon compte (je suis même surprise que l’argent soit sorti du distributeur lol).

Du coup la mission a été de trouver un endroit où les changer soit en euros, pour quand je vais rentrer, ou si possible en Kuna (monnaie croate, mon prochain pays, même si ce n’est pas avant plusieurs jours). Le premier endroit où je vais, ils prenaient 10% de commission, je suis partie en courant. Et l’autre … 1% ! OUF ! Donc avant de quitter Sarajevo, j’ai fait mes petits calculs et j’ai changé mon « surplus » en Kuna (re ouf). Mais vraiment… faut vraiment que je fasse gaffe !

Mardi : visite guidée sur les cicatrices de la guerre

Mardi matin je suis repartie visiter le centre-ville (et Old Town, décidément je ne m’en lasse pas !) et l’après midi j’avais la visite sur le siège de Sarajevo. Lundi, j’avais visité l’expo sur le massacre de Srebrenica (j’en parle plus bas) qui m’avait laissée un peu euh… larmoyante. Donc là, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’espérais ne pas m’afficher devant tout le monde en reniflant bruyamment vous voyez.

Sarajevo, Bosnie

Old town, Sarajevo, Bosnie

Et en fait non ! On a même ri pendant cette visite (oui oui !). La guide était une jeune femme de mon âge qui avait 7 ans à l’époque où le siège a commencé. Et elle avait un sens de l’humour incroyable ! Bien sûr, les morts, les blessés, la situation, ça n’avait rien de drôle, on est tous d’accord. Mais ce qu’on a tous ressenti, c’est que les gens de sa génération vivent avec : ils ont survécu, certains ont perdu des proches, d’autres non. Et aujourd’hui ils ont un certain détachement, tout en ayant des souvenirs bien ancrés. Par exemple, elle disait que le 31 décembre, elle ne sort jamais car le bruit des pétards et des feux d’artifices, elle déteste. Ca ressemble trop aux bombardements.

Mais à côté de ça, elle raconte des histoires hilarantes ou avec beaucoup de détachement sur ces bombardements ou, même sur les relations entre les différentes communautés de Bosnie qui ne sont pas toujours au beau fixe.

Sarajevo, Bosnie

Rose, Sarajevo, Bosnie

La situation politique

Elle nous disait que les gens de sa génération avaient également beaucoup de détachement vis-à-vis de la politique. Leur système démocratique est assez spécial (il y a 3 présidents) et tout le monde sait pertinemment que rien ne bouge dans le pays à cause de ça. Ceci dit, les jeunes trentenaires « vivent avec », essaient de travailler (avec le taux de chômage, c’est pas encore ça !), de s’en sortir… et sinon ben tant pis ils restent chez leurs parents. Et elle disait qu’au contraire, les jeunes de vingt ans sont beaucoup plus combatifs, ont beaucoup plus de convictions politiques. Elle en est convaincue : « They’ll fix this country, not us ! ».

Est-ce que cette façon de voir les choses est liée au fait d’avoir grandi pendant le siège de Sarajevo? Probablement. Aujourd’hui, ils sont juste heureux d’être en vie, le reste, c’est pas important. Et ça a vachement dédramatisé la situation !

Mémorial enfants tués, Sarajevo, Bosnie

Immeuble bombardements, Sarajevo, Bosnie

Mercredi : la chasse au street art de Sarajevo

Bon pareil, si vous me lisez régulièrement vous savez que le street ça devient de plus en plus mon dada ! Lundi et mardi j’avais repéré quelques fresques, souvent représentant le même chat d’ailleurs. C’est un chat que j’ai déjà vu en France et je sais qu’il est présent dans pas mal de villes. Je ne m’attendais tout de même pas à le trouver à Sarajevo ! Et il y a souvent la fameuse rose, symbole délicat mais sanglant, par sa couleur, des victimes du siège de la ville.

J’ai donc fait quelques petites recherches, et je suis partie en chasse ! Et croyez-moi j’ai fait des kilomètres. Pas que dans la ville, mais aussi dans les collines qui l’entourent. J’ai galéré mais ça valait le coup ! Non loin du stade olympique je suis notamment tombée sur ce parking que je pensais désaffecté (y’avait personne) couvert de dessins de super-héros. J’ai adoré !

Street art, Sarajevo, Bosnie`

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Street art, Sarajevo, Bosnie

Le cimetière Juif

Et au fil de mes pérégrinations, je suis montée jusqu’au cimetière Juif. Il est écrit que c’est le 2ème plus grand cimetière Juif d’Europe après celui de Prague. Et je confirme, il est grand ! Et sur une colline, ce qui offre une vue incroyable sur la ville. Plus on monte et plus les tombes semblent vieilles, pour finir par ne ressemble qu’à de gros blocs de pierres sur lesquels on ne peut plus lire.

Cimetière juif, Sarajevo, Bosnie

Cimetière juif, Sarajevo, Bosnie

Cimetière juif, Sarajevo, Bosnie

Bref, Sarajevo. De l’histoire, de l’architecture, un fleuve, une vieille ville, des restos, des cafés, du street art … elle a tout pour me plaire !

Jeudi : dernier tour en ville

Eh oui, jeudi c’était déjà mon dernier jour. J’avais un peu de boulot à faire, mais je suis tout de même allée me balader une dernière fois. C’est bizarre d’avoir eu un tel coup de coeur en si peu de temps, mais c’est arrivé dès les premières secondes de notre rencontre. Je ne sais pas encore si j’y retournerai (je dis toujours « j’y retournerai » et puis souvent le temps passe… On est tous pareil !). Mais en tout cas j’en garde un souvenir précieux.

Old town, Sarajevo, Bosnie

Vendredi : départ pour Mostar

Vendredi matin, départ pour Mostar, pas très loin de Sarajevo. Enfin, pas très loin, c’était sans compter sur mon GPS qui a décidé de me perdre dans les montagnes (au moins la vue était belle). Et sur la guesthouse qui était introuvable. Nan mais je vous rassure, elle existe hein. Mais pour la trouver j’ai dû m’accrocher. Mon GPS n’arrêtait pas de me dire « vous êtes arrivé » mais NON bordel j’étais sur la nationale comment c’est possible ? Et les petites rues en labyrinthe en-dessous sont limite inaccessibles en voiture. Bref pour la faire courte je suis tombée par hasard sur le propriétaire de la guesthouse, je suis allée vers lui sans savoir qui c’était pour lui demander où était cette p/*¨%£ d’adresse de m%^*#@ et il m’a dit que c’était chez lui. Ah ben enchantée alors.

La guesthouse est cool sinon. Encore une fois conforme à la description, aucun souci majeur si ce n’est le wifi. Pour le capter dans la chambre, il faut que je sois assise pile au bon endroit et ne pas trop bouger. Ahem. Mais bon, on fait avec.

La visite de Mostar

Samedi, un miracle s’est produit car j’ai sauté du lit à 7h (ça n’arrive JAMAIS) et j’étais prête à partir à 8h. Nan mais genre, d’habitude c’est le temps que ça me prend à loucher sur mon café (me jugez pas). J’ai donc pu visiter un peu la ville avant l’arrivée des premiers touristes et clairement j’ai vu une différence entre 8h30 et 10h. Mostar, c’est assez touristique. Presque plus que Sarajevo, en tout cas ça ne m’a pas « choquée » à Sarajevo. Oui, il y avait des touristes mais je n’avais pas l’impression qu’il y en avait autant. Peut être parce que Mostar est plus petite et que le centre (enfin, le vieux pont et la vieille ville quoi) sont très « ramassés » et du coup ls visiteurs s’entassent (c’est le mot) dans cette partie-là. A Sarajevo, c’est plus « dilué » ahaha !

Bon en tout cas Mostar c’est très joli, je comprends pourquoi cela devient à la mode. Et pourquoi c’est limite plus cher qu’à Sarajevo lol ! J’ai joué le jeu, je suis allée à la mosquée Koski Mehmed-Pasha car on peut monter au minaret et avoir une super vue sur la ville. Moyennant 6€. C’est le truc le plus cher que j’ai fait en Bosnie jusqu’ici !

Par contre c’est tout petit, il m’a fallu une matinée pour tout voir.

Sniper tower, Mostar, Bosnie

Old town, Mostar, Bosnie

Old town, Mostar, Bosnie

Stari Most, Old Bridge, Mostar, Bosnie

Stari Most, Old Bridge, Mostar, Bosnie

Koski Mehmed Pasha Mosque, Mostar, Bosnie

Stari Most, Old Bridge, Mostar, Bosnie

Old town, Mostar, Bosnie

Old town, Mostar, Bosnie

Old town, Mostar, Bosnie

Dimanche sous l’orage

Aujourd’hui, dimanche, j’avais prévu d’aller voir des chutes d’eau à une trentaine de kilomètres de là, presque à la frontière de Croatie. Mais ce qui m’a réveillé ce n’est pas la douce sonnerie de mon téléphone mais l’orage. Ah ben mince ! Ces 2 derniers mois je regardais la météo tous les jours en me disant « pfiou il va encore faire 42°C aujourd’hui » et là il pleut. Même si 42°C c’est dur, j’aurai préféré ça à de l’orage, j’avoue. Surtout que le propriétaire de la guesthouse m’a dit que ce n’était pas une bonne idée d’y aller quand même car 1) j’aurai pas une jolie vue et 2) le chemin serait glissant et boueux.

Du coup bah tant pis j’ai décidé de rester ici, et de travailler. En essayant de ne pas trop me sentir coupable de ne pas y aller ! C’est la beauté du slow travel : pouvoir décaler des activités quand le temps n’est pas de la partie, et de rester à la maison, tout en travaillant bien sûr. Parce que finalement, les chutes d’eau je peux y aller demain matin avant de rejoindre ma prochaine ville, ça fait un petit détour mais c’est pas énorme. Et surtout j’ai le temps. Je dis ça maintenant, mais ce matin j’avoue que je me disais « mince Steph t’es en Bosnie et tu vas rester à la maison ». J’ai encore un peu de mal à me dire que j’ai le droit de rester à la maison (surtout s’il flotte comme il flotte là tout de suite).

Donc pas de photo des chutes d’eau aujourd’hui ! Ce sera pour le prochain carnet de voyage !

Un mot pour plomber l’ambiance (sorry)

A la fin de mon 1er jour à Sarajevo, je suis tombée par hasard sur l’expo dédiée au massacre de Srebrenica, le 11 juillet 1995. Je me suis dit ok, pourquoi pas. « Srebrenica » c’est un mot, un nom plutôt, que je connais. Dans l’inconscient collectif, il fait frissonner, mais qui sait ce qui s’est vraiment passé là bas ? Les gens de mon âge étaient très (trop) jeunes pour savoir à l’époque. Mes parents ne m’ont jamais laissée devant le JT (j’avais 9 ans), quand on parlait de la Bosnie, de la guerre…
Si on ne l’a pas appris plus tard, en se documentant, il y a peu de chance de savoir plus que « ça a été un drame, une tragédie, beaucoup de gens ont été massacrés ».

Srebrenica exhibition, Sarajevo, Bosnie

Des gens de la génération de mes parents l’ont vécu à travers les médias de l’époque. A Belgrade, devant le Parlement, j’ai vu une affiche de plusieurs mètres de long dénonçant les responsables de ce massacre. Avec leurs noms, leurs photos, et en des termes tels que « criminels de guerre » et d’autres que je préfère ne pas citer. Et des photos des gens qui ont été massacrés. Il avait beau faire 37°C, ça m’a foutu la chair de poule, et quand j’en ai parlé à ma mère, elle m’a dit plusieurs fois « c’était moche, c’était moche ».

« Comment les gens ont pu laisser faire ça ? »

Alors quand j’ai vu cette expo, je n’ai pas hésité longtemps : je suis rentrée avec l’audio guide. Et je suis ressortie en n’en menant pas large du tout. C’est pas une expo larmoyante ou avec des images affreuses. C’est sobre. Il y a des photos en noir et blanc et des films avec les témoignages des survivants. C’est glaçant. Surtout que ça se terminait avec un petit film sur la Syrie, et ça m’a frappé de voir la similitude, en quelques points, des situations. Bien sûr l’histoire n’a RIEN à voir. Mais le massacre, les destructions (matérielles et humaines), la guerre qui détruit tout et repeint tout en gris et noir… Ca m’a mis comme un coup de pelle sur la tête.

Quand je regardais les films sur Srebrenica, je me disais « mais comment les gens à l’époque ont pu laisser faire ça ? ». Et là, j’ai réalisé qu’avec la Syrie nous sommes tous « les gens de cette époque » et on regarde ça sans rien faire. Et un jour peut-être nos enfants nous poseront la question : « Comment vous avez pu laisser faire ça ? ».

Me demandez pas, j’en sais rien. J’ai honte, j’ai pas la réponse. J’en sais rien.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai pour habitude de verser une petite larme pour pas grand chose : un film, une chanson, un texte, un concert de Mylène Farmer (coucou Morgane)… ça prête même à sourire parfois. Ben là j’ai trouvé une bonne raison de pleurer. Ca m’a carrément fait chier d’ailleurs.

J’voulais pas casser l’ambiance, mais je pense que c’était quand même important d’en dire un mot. Parce que c’est aussi le monde dans lequel on vit. « I will die an optimist » comme on dit : j’essaie toujours de voir le beau, les couleurs, le positif, les belles actions, les choses qui vont bien. Mais je ne suis pas que bête, et je sais aussi qu’il se passe plein de trucs moches.

En parlant de couleurs, je ne vais pas vous laisser comme ça avec une conclusion aussi noire. J’vous laisse mon instagram avec plein de couleurs, c’est cadeau !

Pour aller plus loin : relire tous les carnets de voyage de ce roadtrip dans les Balkans


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Roadtrip dans les Balkans - Carnet de voyage 9