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Histoires expatriées : ma ville la nuit

Cet article participe au RDV #HistoiresExpatriées organisé par le blog L’occhio di Lucie.

Chaque mois, un thème sera proposé afin que les expatriés parlent de leur pays d’adoption autour d’un thème commun. Ce mois-ci le sujet est “ma ville la nuit”.

J’avoue que quand j’ai vu le titre, je me suis dit “mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter ?”

Je ne suis pas un oiseau de nuit. Enfin, je rectifie. Je ne suis pas du matin, ça c’est sûr, mais ce n’est pas pour cela que je suis la fêtarde qui sort tous les soirs au pub ou en boite de nuit. Je ne me couche pas tôt, mais c’est parce que je travaille, je ne sors pas spécialement. Donc bon vous dire à quoi ressemble Liverpool la nuit, c’est compliqué. Mais je n’ai pas toujours été comme ça ! Il y a eu des périodes où je sortais beaucoup le soir / la nuit. Etait-ce lié à l’endroit ou à un moment particulier de ma vie ? La question se discute. Les deux réponses sont les bonnes je pense. Alors petit tour d’horizon de mes nuits dans différents pays !

Vivre ailleurs : en Nouvelle Zélande, à San Francisco, à Edimbourg, à Liverpool ... la nuit ** #Expatriation #NouvelleZelande #SanFrancisco #Edimbourg #Liverpool

La Nouvelle Zélande

Quand je suis arrivée à Queenstown, dans l’île du Sud de la Nouvelle Zélande, j’ai un peu touché le jackpot de ma vie de backpackeuse / nomade : j’étais logée gratuitement dans mon auberge de jeunesse en échange de quelques heures de ménage, j’avais des collègues super sympa, de l’argent de côté et j’ai travaillé quelque temps dans une boutique pour pouvoir profiter. Par-fait.

Qui dit collègues hyper cool dit sorties nocturnes régulières. A l’époque, Queenstown était la capitale des sports extrêmes (saut en parachute, à l’élastique, tyrolienne et compagnie) pratiquée par des jeunes voyageurs… je ne sais pas trop comment vous dire, le mot “hipster” n’était pas trop utilisé à l’époque mais j’imagine qu’on pourrait la décrire ainsi (en tout cas à l’époque, aujourd’hui je ne sais pas).

C’était le rendez-vous des voyageurs fêtards qui sortaient tous les soirs, un lieu résolument touristique. Ceux qui me connaissent un peu pourraient se demander si j’ai vraiment aimé, moi qui fuit en général ce genre d’endroits. La réponse est oui ! J’ai adoré cette période sans prise de tête, sans questionnement, sans pression financière. J’avais économisé, je me faisais plaisir, je mangeais dehors, je planifiais des weekend autour de la ville, dans la région, et quasiment tous les soirs on pouvait nous trouver au pub.

Pub plutôt que clubs

C’est la concession que je n’ai pas faite : les clubs, les boites de nuit, ça n’a jamais été mon truc et maintenant que j’ai passé la trentaine je doute que cela le devienne un jour ! Par contre les pubs oui. J’adore cette ambiance. Et à Queenstown ils étaient plein quasiment tous les soirs (je vous laisse imaginer les weekends). Je l’admet, j’en ai énormément profité, même si le but était vraiment de s’enfiler des bières, de rigoler, bref on ne faisait rien de très constructif. Mais c’était cool. Une parenthèse dans le voyage pur, une parenthèse dans le “je devrais mettre des sous de côté pour voyager” (ou pour mes vieux jours. Ahah ouais c’est ça). Une période qui n’a pas duré très longtemps mais dont je me rappelle avec le sourire et presque de la nostalgie.

Pub à Queenstown, Nouvelle Zélande ** #NouvelleZelande #Queenstown

Pub à Queenstown, Nouvelle Zélande ** #NouvelleZelande #Queenstown

Rare photo de moi en gros plan !

La Nouvelle Zélande la nuit

Bien sûr, je ne vais pas vous surprendre en disant que la Nouvelle Zélande c’est bien plus que les pubs de Queenstown. J’ai commencé à écrire sur ce blog des articles sur mes découvertes sur place, j’en écrirai aussi sur l’expatriation (j’ai plus d’idées que de temps, comme tout le monde). A l’époque je n’étais pas photographe, d’ailleurs je ne le suis toujours pas, du coup je ne peux pas vraiment vous montrer, mais j’ai passé des nuits néo zélandaises incroyables (si vous voulez voir, il y a des comptes instagram superbes, faites une recherche). Je veux dire, dans des endroits reculés du pays, à l’abri de toute pollution humaine ou lumineuse, le ciel est vraiment différent de ce côté-là du monde.

J’ai vu des couchers de soleil à m’en cramer les rétines. Plus d’étoiles que n’importe où ailleurs (ceci dit le Vanuatu ne se défendait pas trop mal non plus). Ecouté un silence tellement profond qu’il était assourdissant (à moins que ce ne soit les petites bêtes nocturnes qui s’agitaient). Deviné les contours de montagnes dans le noir parfois le plus complet. Je me suis repéré au seul bruit des vagues tant parfois j’étais au milieu de nulle part.

Coucher de soleil dans les Catlins, Nouvelle Zélande ** #NouvelleZelande #Coucherdesoleil

Lever de lune dans les Catlins, Nouvelle Zélande ** #NouvelleZelande #lune

Vous l’aurez compris, mes nuits en Nouvelle-Zélande ne peuvent pas se résumer seulement aux fiesta de Queestown. C’est évident que c’était bien plus que cela.

San Francisco

J’ai débarqué à San Francisco avec deux boulots sur les bras et je vous avoue que niveau sortie nocturne… ça a été plutôt calme. Je me levais à l’aube (pour quelqu’un qui n’est pas du matin, c’est important de le préciser) pour travailler avant d’aller à mon 2ème boulot. Donc bon, le soir, je ne faisais pas long feu. Pourtant, c’est une ville géniale pour sortir. J’en ai fait l’expérience quelques fois, que ce soit dans des restos ou des bars.

Une ville culturelle

Dans une grande ville comme ça, les divertissements sont aussi à l’honneur. Je parle des spectacles : musique, danse, théâtre, il n’y a pas que Broadway à New York aux USA 😉 C’est surtout là que s’est passée ma vie nocturne en ville. Ceux qui me connaissent un peu savent que le théâtre est une de mes passions et j’essaie d’y aller régulièrement, de mettre des sous de côté pour aller voir des représentations. Côté musique, j’aime beaucoup les concerts et j’admet un penchant pour les comédies musicales à l’américaine. C’est quelque chose que j’ai découvert à Broadway justement, il y a longtemps. Et à San Francisco, j’ai pour la première fois été voir un ballet. La danse contemporaine ou classique, je pensais que ce n’était pas mon truc, eh bien j’ai revu mon jugement. J’ai été voir Casse Noisette et la Belle au bois dormant, et c’était magique.

Mes nuits à San Francisco étaient donc plutôt culturelles.

Etait-ce l’endroit ou le moment ? Comme ci-dessus, la réponse est certainement “un peu des deux”.

L’Ecosse

Ah, alors l’Ecosse, et plus particulièrement Edimbourg où j’étais basée. Toutes mes histoires ou presque en Ecosse commencent par “j’étais dans un pub, et…”

J’adore les pubs. Surtout les écossais. A Edimbourg ils sont partout, et j’aime leurs ambiance. C’est convivial, on peut y aller en tant que femme seule sans craindre de se faire embêter pendant qu’on attend ses amis. Il y a souvent de la musique live mais souvent pas trop forte donc on peut quand même s’entendre parler, puis écouter la musique. On peut manger, boire, bref c’est vraiment une institution, un lieu de rendez-vous.

Avec mes colocs on y allait vraiment souvent, presque tous les soirs en fait. C’est quasiment le passage obligé après une journée de travail.

Mes nuits en Ecosse c’était un peu comme en Nouvelle Zélande : aucune peur de se retrouver seule ou entre filles dans la rue tard le soir, rendez-vous des fêtards, c’était une parenthèse que j’ai adoré également.

Pub à Edimbourg, Ecosse ** #Ecosse #Edimbourg

Pub à Edimbourg, Ecosse ** #Ecosse #Edimbourg

Pub Royal Oak à Edimbourg, Ecosse ** #Edimbourg #Ecosse

Les Ceilidh

J’ai découvert ça dès mon arrivée à Edimbourg, je n’avais jamais entendu parler de ces soirées dansantes (ça fait un peu club du 36ème âge dit comme ça). En gros, vous prenez de la musique traditionnelle jouée par un groupe en live, des danses qui le sont tout autant, des habitués qui savent danser et des curieux comme moi, vous mettez tout ça dans une même pièce et ça donne une super soirée. Tellement super que j’y suis allée quasiment toutes les semaines durant tout l’épisode écossais.

Ceilidh à Edimbourg, Ecosse ** #Ecosse #Edimbourg #Ceilidh

Mes pieds sont sur cette photo, saurez-vous deviner où ils sont ?

Ceilidh à Edimbourg, Ecosse ** #Ecosse #Edimbourg #Ceilidh

Des pubs mais pas que

Comme en Nouvelle Zélande, les nuits écossaises n’étaient pas seulement rythmées par la musique et les pubs et les danses avec les mecs en kilt. Il y a eu les échappées dans la nature, parfois sous la pluie (bah oui), parfois sous le soleil (y’en a quand même). Il y a eu des couchers de soleil à travers les nuages, Skye, les Highlands, les étoiles… mais tradition oblige, ça se terminait toujours dans le pub local car où qu’on soit, il y en a toujours un à proximité !

A Liverpool

Comment vous dire ? Si vous me lisez régulièrement vous savez que mes débuts à Liverpool ont été un peu … enfin pas trop… bon ok en fait j’ai pas eu le coup de coeur pour cette ville. Comme je le disais dans cet article, c’est peut être bien d’avoir atterrit dans une ville que je n’aurai pas spontanément choisie, c’est un peu un challenge que d’apprendre à y vivre et à l’apprécier malgré tout. Je me doute qu’après cet épisode (car oui, je partirai, car non, je ne vais pas y passer ma vie) je me retournerai en me disant que ça a été une bonne expérience, que tout ça n’était pas pour rien.

Et puis il faut l’avouer aussi, la plupart du temps ce n’est pas SI terrible (même si j’imagine que ma coloc prie autant que moi pour que le beau temps revienne car elle n’en peut plus de m’entendre pleurnicher sur la pluie qui tombe MDR). Si vraiment je n’en pouvais plus de cette ville, je serai partie il y a longtemps donc si je reste c’est que j’y trouve aussi de bons côtés. Moins c’est facile et plus je m’efforce de trouver des trucs positifs dans mes journées et dans les expériences que j’y vis : une chose jolie que j’ai vue ou lue, une conversation intéressante, des projets de visite de la région…

Bref je fais cet aparté parce que j’ai peur que vous vous disiez que Liverpool c’est de la mxxx et que vous ne vouliez pas venir la visiter : croyez-moi elle vaut le coup d’oeil quand même !

Et donc les nuits à Liverpool c’est comment ?

Aucune idée ! Je ne sais pas si c’est moi qui change, ou si c’est parce que j’ai du mal à vouloir m’amuser dans cette ville qui ne m’a pas fait chavirer le coeur mais l’idée de sortir au pub, faire des pub crawl, aller écouter de la musique … bah ça me botte pas quoi. Je ne vais pas dire que je me fais vieille (je n’ai eu QUE 32 ans le mois dernier ça va je suis un bébé encore hein). Je pense que si demain je me téléporte à Edimbourg, j’atterrit direct dans un pub.

Mais ici j’ai la flemme, j’avoue, je ne me reconnait pas. Sans être la plus fêtarde du monde, j’aime bien, dans les nouveaux endroits où j’arrive, aller voir à quoi ressemble la vie nocturne même si je n’y vais pas tous les soirs (enfin sauf à Edimbourg <3 quoi je suis lourde avec ça ?) J’espère que ça passera, mais si je me fie à mon état d’esprit au moment où j’écris, je ne pense pas. Et ce n’est pas grave : sortir le soir n’est pas une obligation partout où l’on va.

Par contre je sors de chez moi quand même

Liverpool one, c’est le quartier dynamique de la ville : centre commercial, restaurants, bars, vous voyez le genre. Et avec L. on a déjà été, après le boulot, boire un verre ici ou là, manger dans quelques uns des restaurants. C’était chouette. On essaie de le faire régulièrement histoire de changer de paysage, de se détendre après le boulot, ça fait du bien. Mais on est loin des fêtes endiablées jusqu’au bout de la nuit ! Faudra que je teste quand même avant de repartir (non je n’ai pas de date de départ encore hein).

Las Iguanas à Liverpool - Happy hour ** #Liverpool #LasIguanas

Wagamama, Liverpool ** #Liverpool #Wagamama

Vivement les beaux jours…

Je sais je sais, je parle souvent de la météo désolée. J’en ai parlé dans mon carnet de voyages de janvier, de février… Vraiment, je ne pense pas qu’on puisse dire que j’ai “déprimé” à Liverpool mais si c’est le cas, la grande fautive, c’est cette fichue pluie. Pour preuve, même L. qui n’est pas du genre à se miner à cause de la météo a pété un câble en disant que cet hiver était le plus déprimant de tous les hivers qu’elle a passé à Liverpool. Donc vous voyez, c’est pas moi !

Mais vivement les beaux jours, oui. Qu’on puisse aller prendre un petit déjeuner dehors un samedi matin sans arriver trempées jusqu’aux os parce qu’on a marché 10 mn dehors. Qu’on puisse sortir quelques heures le soir après le boulot sans courir d’un endroit à l’autre parce que le vent glacial nous transperce comme un couteau. Ah, et qu’on puisse s’assoir en terrasse sans s’enfouir sous les doudounes et les plaids parce que punaise ça caille quand même. J’espère, je suis sûre même que je verrai Liverpool d’un autre oeil et qui sait, je publierai peut être le tome 2 de cet article qui est déjà long (désolée !).

Pour aller plus loin : retrouvez tous les articles consacrés à l’expatriation


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5 comments

  1. tu nous fait faire un joli tour de la planète by-night 😉 !
    Team #JeNeSuisPasUnOiseauDeNuit

    1. Tour de la planète, si seulement ahaha ! Merci pour ton commentaire !

  2. Comme quoi selon l’endroit, les habitudes et les envies changent ! Merci pour ce mini tour du monde express ! 🙂

    1. Merci pour ton commentaire ! Et oui tu as raison, c’est marrant d’ailleurs comme on peut être des personnes différentes selon les lieux et les moments de la vie !

  3. […] nous raconte la nuit en Nouvelle-Zélande, à San Francisco, en Angleterre et en Écosse […]