Voyager et travailler : le bilan après 3 mois

Maintenant que je suis rentrée de mon roadtrip, je me suis dit qu’un nouveau bilan sur « voyager et travailler » après celui du 1er mois serait intéressant.

Pour vous re-situer le contexte, ce n’est pas la première fois que je pars en voyage tout en travaillant. En revanche, les fois précédentes, je n’ai pas changé d’endroit aussi souvent que je l’ai fait durant ce roadtrip. Cela a bien sûr changé ma façon de travailler et de m’organiser… et donné des leçons pour la prochaine fois ! Je les partage avec vous dans cet article, en espérant qu’elles vous soient utiles si vous vous lancez dans le nomadisme.

Voyager et travailler : le bilan après 3 mois

Voyager et travailler : ce que j’ai appris

Un wifi défaillant peut me donner des crises d’angoisse

Je sais, vous allez vous dire que c’est un peu excessif. Je vous rassure, je trouve aussi que j’ai un peu sur-réagit ce jour-là. Ceci dit, je n’avais pas besoin d’Internet pour regarder le replay de Koh Lanta, même si c’est important pour moi également. Non, j’avais juste des clients en attente. Pour la plupart, je m’occupe de leurs réseaux sociaux, donc j’ai besoin d’y être tous les jours ! Alors quand il y a un jour sans internet, c’est l’angoisse.

Bon n’exagérons rien, je ne fais pas de crise d’angoisse à chaque fois que le wifi a le hoquet, sinon j’en aurai fait beaucoup dans les Balkans. Mais ce jour-là je devais être un peu plus émotive que d’habitude : je me suis sentie vraiment mal, au point d’avoir du mal à respirer. Heureusement, comme je le disais dans cet article, je me suis vite rendu compte de ce qui m’arrivait et j’ai réussi à me donner un coup de pied aux fesses (je suis souple) pour me calmer. Ca a plutôt bien marché !

Ne pas supposer que le wifi dans le prochain logement va marcher : s’avancer

Plusieurs fois, je me suis dit que j’allais faire telle ou telle tâche dans le prochain logement, puisque chacun d’eux disposait d’une connexion internet. Et une fois ou deux, je me suis fait avoir. Soit la connexion était déséspéremment lente, soit il n’y avait pas de wifi pendant plusieurs heures suite à une panne. A Skopje, on a eu des petits problèmes suite aux températures qui atteignaient 47°C. Les corps humains n’ont pas été les seuls à souffrir !

Donc j’ai appris qu’il ne faut jamais remettre demain, et que tous les trucs importants doivent être faits tant qu’on a une connexion qui marche. On ne sait jamais !

Bohemian quarter, Belgrade, Serbie

Il y a toujours une solution

Même si ce n’est pas hyper pratique, il y a toujours moyen de trouver un café, un fastfood… qui offre le wifi gratuitement pour rattraper et avancer un peu le travail quand ce n’est pas possible dans le logement.

Bien sûr, ce n’est pas toujours pratique (parfois, j’ai besoin de plus que mon ordinateur et me trimballer tout le bazar dans un café c’est chiant). Mais ça sauve la vie. Et puis, j’aime bien travailler dans un café, que ce soit en terrasse ou dedans (parce que dedans, y’a la clim les jours de canicule !!). J’en ai trouvé de jolis et sympa à Podgorica (Monténégro), Sarajevo, Tirana, Belgrade… Donc autant joindre l’utile à l’agréable et changer de cadre de travail.

C’est aussi pour cela que je suis freelance !

On peut travailler sans internet. Pas plus d’une journée, bien sûr, mais c’est possible

A Opatija (Croatie) la connexion wifi n’arrivait pas jusqu’à ma chambre. Pour capter, je devais aller sur la terrasse des parents du propriétaire. Alors cela ne les dérangeait pas, visiblement, mais durant ces 2 jours il faut savoir qu’il n’y a eu quasiment que de la pluie et de l’orage. Et bien sûr, la terrasse n’était pas couverte. J’ai pu squatter leur porche 30 minutes par jour pour me mettre à jour sur certains trucs, mais c’était vraiment du travail « de surface », de la gestion d’urgence. Impossible de faire du travail plus en profondeur. C’est relou, mais il est possible de s’en contenter pendant 36h. Pour le coup, j’étais contente de ne rester que 2 nuits à cet endroit ! (cf plus bas).

Du coup, que peut-on faire pour « travailler » sans internet ? Eh bien, avancer quelques articles par exemple. Il suffit d’un document Word. On peut trier ses photos. Les retoucher. Et … c’est à peu près tout. Donc bon, c’est bien pour quelques heures, mais pas pour une semaine !

Podgorica, Montenegro

Ce que je ne referai pas

Rester moins de 3 nuits par endroit

D’habitude je suis une voyageuse assez lente. Je reste plusieurs jours / semaines / mois par endroit. Oui, même quand je me pose 2 mois à Sagres, j’appelle ça du voyage car je ne suis pas « chez moi ». Là, j’ai passé 3 mois dans les Balkans, mais j’ai changé énormément d’endroit. La seule condition était de passer au moins 2 nuits par endroit, car je ne voulais pas passer mon temps à arriver, conduire, repartir sans avoir le temps de me poser quelques heures pour travailler.

Vous serez peut être d’accord avec moi : quand on arrive dans un nouvel endroit, on a très envie de visiter, de passer toute la journée dehors. Et passer plusieurs heures à l’intérieur pour travailler peut être un peu culpabilisant. C’est pourquoi je voulais avoir du temps pour visiter mais aussi travailler sans me dire « mince, je pourrais être en train de faire des trucs dehors en ce moment-même ».

Trois nuits, c’était bien quand j’étais dans de petites villes. J’avais, tout additionné, une journée complète de visite et une journée de travail. Je divisais cela différemment, selon les conditions et les obligations : soit je travaillais le matin et sortais l’après-midi, soit l’inverse, soit je faisais une journée complète dehors et une journée complète enfermée (ou dans un coffee shop). Il fallait prendre en compte la météo également !

Malgré tout, parfois, je suis restée seulement 2 nuits par endroit. Surtout à la fin du voyage, quand je devais revenir sur Paris afin de préparer le départ suivant. Eh bien, j’ai vu la différence dans l’organisation. Au bout d’un moment, c’était chiant (mais faisable) (mais chiant).

Ce que j’aurai aimé pouvoir faire

Si j’ai réussi à travailler, je n’ai pas vraiment réussi à démarcher. Je prends plus le temps … quand j’ai le temps. Là je ne l’avais pas vraiment. Ou alors, je ne l’ai pas pris, ou je ne me suis pas assez bien organisée. Ca a un peu joué en ma défaveur, c’est un point que je vais devoir améliorer la prochaine fois !


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