Voyager et travailler : le bilan après 1 mois

Je suis partie dans ce roadtrip un peu fou il y a pile un mois. Cela fait donc un mois que je voyage et travaille en même temps. Bon en vrai, ça fait plus que ça, mais disons qu’avant, je restais tellement longtemps aux mêmes endroits que … ben, ça comptait moins.

Là, mon organisation a été mise à rude épreuve. Les premiers jours, je voyageais avec des amies, et les quelques jours suivants, je n’ai passé que 2 nuits par endroit. Je n’avais encore jamais testé ces deux paramètres ! Surtout que juste avant de partir, j’avais reçu deux commandes que je voulais honorer car elles étaient sur le long terme. Bref, la veille de mon départ, j’ai eu un petit coup de chaud !

1 mois à travailler et voyager

Voyager et travailler : il faut s’or-ga-ni-ser

J’arrive à m’organiser quand j’ai de la visibilité, quand je sais où je serai demain et ce que je ferai. Le 28 juin, je partais direction le sud de la France sans savoir si j’aurai accès au wifi (au pire y’a la 4G mais bon) ni le temps de faire des trucs. J’ai donc dû avancer pas mal de tâches et les planifier. Je pense par exemple à la préparation de posts Facebook ou Instagram pour des clients, que j’ai préparés à l’avance et planifiés pour qu’ils se publient au jour prévu au cas où je ne pourrais pas le faire moi même. Idem pour les commandes de textes, que j’ai dû faire en un jour au lieu d’une semaine. Mon clavier a chauffé croyez moi !

En vacances avec des amies : il faut pro-fi-ter

Dans un prochain post sur le fait de travailler et voyager, j’aborderai en quelques lignes le délicat sujet des vacances. Lors de ces quelques jours entre copines, il n’était pas spécialement question de rester collée à mon ordinateur. J’ai tout de même trouvé du temps pour faire quelques trucs, mais c’était bien différent d’une session « normale » de travail. Là, il était plutôt question de rattraper, re-planifier, et organiser les jours suivants. Donc pas de recherche de nouveaux clients (ce que j’essaie de faire régulièrement) mais plutôt « expédition des affaires courantes ». Finalement, ça s’est mieux passé que ce que je craignais et j’ai réussi à ne presque pas me laisser déborder. Je me demande encore comment !

L’Italie en mode express

Certains le savent, je suis adepte du slow travel pour plusieurs raisons. La principale étant : cela me laisse du temps pour travailler et visiter, sans avoir à faire le choix de l’un au détriment de l’autre. J’ai traversé l’Italie sur la route des Balkans en ne restant que 2 nuits par ville (Turin et Trieste). J’ai réussi à m’organiser à peu près comme ceci : le soir de mon arrivée, travail et planification du lendemain. La journée complète en ville était destinée à la visite. Le soir, encore au travail et à la préparation du roadtrip du lendemain. Et ainsi de suite.

En fait, ça a été. Mais je ne pourrais certainement pas faire cela sur le long terme : les moments de travail étaient destinés aux tâches « urgentes » et non aux tâches « de fond » qui nécessitent plusieurs heures. Je n’avais pas assez de temps pour cela.

Ralentissement dans les Balkans

Maintenant que je suis dans les Balkans, je pense ne faire que rarement deux nuits par endroit. Je vais plutôt passer minimum 3 nuits voire plus. Par exemple, à Belgrade, je suis restée 10 nuits. Cela m’a permis de bien visiter la ville et de me laisser pas mal de temps pour travailler. En plus j’ai bien aimé cet endroit !

Voyager et travailler en Croatie

Les problèmes courants

Bien sûr nous sommes en été, et je note que les clients sont en vacances, pour la plupart. Cela veut donc dire moins de contrat, plus de temps de réponse à mes mails… Je ne vous le cache pas, c’est stressant. Mais cela me permet de mettre en pratique un autre truc que je conseille souvent (et applique le plus souvent possible aussi) : arrêter de s’inquiéter ! Je sais, ça veut tout dire et rien dire à la fois. Je développe :

  • Ne pas s’inquiéter pour des problèmes qui ne se posent pas encore (donc arrêter d’imaginer le pire, parce qu’il ne va peut être pas se produire : on se fait du mal pour rien)

  • Régler les trucs les uns après les autres. On a tous des tas de trucs à gérer. Avant, j’avais tendance à regarder la montagne en me demandant par quel bout l’attaquer. Maintenant, je l’attaque sans me poser de questions et surtout, un problème après l’autre.

  • L’énergie et le temps passés à s’inquiéter, il vaut mieux les employer à … régler le problème. Les solutions existent, il faut juste soit les trouver, soit les inventer. Et là, je parle autant à vous qu’à moi, car j’ai souvent besoin de me rappeler de ça!

Bref, le bilan

Ben pas si négatif que ça en fait ! Je suis surprise de ma capacité d’adaptation à chaque nouvel endroit et chaque conditions de travail. Finalement le plus stressant quand j’arrive dans un nouvel endroit c’est de savoir si le wifi est correct (le wifi, pour moi, c’est la vie. Et j’rigole même pas !). Une fois que ça c’est réglé, je m’installe n’importe où et je peux travailler. Je n’ai pas toujours un bureau, parfois je suis assise sur mon lit. C’est pas toujours pratique mais ça suffit. En Slovénie j’étais dans une chambre en dortoir, on était 5 dans la chambre, avec tout le mouvement que cela implique, et j’ai réussi à pondre des articles en avance pour mon autre blog.

Finalement le plus gros challenge c’est de trouver le temps de démarcher des clients. Le « handicap » de l’été, j’essaie de faire en sorte que cela ne devienne pas une excuse : pas le choix, pas de client, pas de travail, pas d’argent. Et c’est pas le moment. Croisez les doigts pour moi quand même !


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