Roadtrip dans les Balkans – Carnet de voyage 8

Semaine 8, 2ème mois sur les routes, donc. Je ne vais pas vous faire le refrain de « ça passe vite » toutes les semaines, mais vraiment… ça passe vite ! J’ai passé toute cette semaine au Monténégro, après Bar j’ai visité 2 autres villes. Et plein de merveilleux paysages autour. Laissez-moi vous montrer !

Roadtrip dans les Balkans - Carnet de voyage 8

Le lac Skadar

Lundi, j’ai mis le cap vers la capitale du Monténégro, Podgorica. Mais en chemin, j’ai passé la matinée à arpenter le lac Skadar. Enfin, à tourner autour en voiture, essayant de répérer les routes qui descendent vers les petits villages à son bord. Parfois j’étais au-dessus et j’avais des vues magnifiques, parfois j’étais en bas, au bord, et il n’y avait pas un chat. Juste moi, entre lac et montagnes, sans personne. Je pense que les touristes qui visitent le lac tournent autour par au-dessus, et s’arrêtent à Virpazar où il y a des restaurants, des activités à faire (balades en bateau notamment). Tant mieux pour moi, dommage pour eux : ils manquent des choses !

Certaines de mes photos paraissent plus sombres ou voilées que d’autres. Il s’agit simplement (et malheureusement) de la fumée d’un incendie qui avait lieu dans la montagne. Bien sûr je n’étais pas dans l’incendie (je précise pour ma mère qui me lit). Mais avec le vent, les fumées devaient venir de mon côté. Plus loin, par contre, la vue semble beaucoup plus belle, et le bleu de l’eau fait presque penser aux Caraïbes !

Skadar Lake, Montenegro

Skadar Lake, Montenegro

Skadar Lake, Montenegro

Skadar Lake, Montenegro

Skadar Lake, Montenegro

Skadar Lake, Montenegro

Niveau conduite, j’ai été surprise : le Monténégro est le pays où je me sens le moins stressée. Contrairement à l’Albanie où j’étais sans cesse sur le qui-vive, ici, les règles sont un peu plus respectées. Ou alors je m’habitue ?? Ahah, non, je plaisante, franchement, ça se passe beaucoup mieux. On m’avait prévenu que le plus agaçant était que les gens ici klaxonnent tout le temps. C’est vrai, ça klaxonne pour tout et rien, mais pas plus qu’en Albanie ou en Macédoine, donc ça ne me change pas trop.

Je suis arrivée à Podgorica en milieu d’après-midi, dans une guesthouse à 3km environ du centre-ville. Comme d’habitude, cela me permet de ne pas avoir à traverser une capitale inconnue et de pouvoir me garer facilement. C’est le cas ici, à la guesthouse Radonjic.

Miracle, il ne fait plus aussi chaud !

Enfin, disons qu’il ne fait pas plus de 32°C et j’apprécie BEAUCOUP ! C’est en partie dû au vent énorme qu’il soufflait lundi. Je suis donc en-dehors du centre-ville et il n’y a pas d’immeuble, rien, à part un immense terrain vague (ouais bon c’est sûr il y a plus glamour comme vue mais en fait je m’en fiche). Donc le vent ne rencontre aucun obstacle, et quand je suis sortie de la voiture, j’ai failli m’envoler ! Cela a soufflé ainsi pendant ces 3 jours, donc j’en conclue peut être que Podgorica est une ville… venteuse.

Le Monténégro n’est pas vraiment digital nomad friendly

La semaine dernière, mon carnet de voyage 7 est sorti avec 2 jours de retard sur le blog car j’avais une très mauvaise connexion wifi à Bar. Impossible de télécharger mes photos, cela prenait des heures. Je me suis dit qu’à Podgorica, une capitale, tout ça, ce serait mieux. Ahaha. Non. Lundi, c’était pareil. J’ai dû me résoudre à télécharger les photos une par une via mon ftp pour ensuite les récupérer sur wordpress. 10 minutes par photo minimum, il y en avait 37. J’ai atteint un nouveau pallier dans ma patience je crois. Même problème à Niksic en fin de semaine : mes photos ne chargant pas, j’ai dû repasser une fois encore par mon FTP. Je prie pour qu’en Bosnie cela se passe mieux car je perds un temps fou… heureusement, pour le reste (tout ce qui ne concerne pas le téléchargement de photos quoi) ça marche assez bien. Mon travail en freelance n’en pâti pas trop !

Le Monténégro n’a-t-il pas la fibre ? Aucune idée. Je suis peut être tout simplement tombée sur des logements où Internet datait un peu.

Bien sûr si vous êtes freelance, voyageur au long cours qui a besoin d’internet pour travailler, etc… Ne vous inquiétez pas : il y a Internet au Monténégro. Faut juste être patient si vous tombez dans le même genre d’endroit que moi. Au pire, il y a les coffee shop ! Je me suis installée dans l’un d’entre eux et Internet avait l’air de fonctionner mieux qu’à la guesthouse puisque j’ai pu regarder des vidéos sur youtube sans qu’elles ne s’interrompent toutes les 5 secondes. Le luxe quoi !

Sinon Podgorica c’est comment ?

C’est sûr que la capitale du Monténégro n’est pas la ville la plus visitée du pays. Quand vous pensez au Monténégro, vous pensez à des noms connus comme « Budva », ou encore pire, « Kotor ». Enfin, « pire » dans le sens « connu » hein ! Je suis sûre que c’est très beau, mais je n’y suis pas allée. J’ai rencontré à Bar 2 français qui en sont revenus à la fois enchantés et déçus : c’était magnifique mais aussi totalement pris d’assaut. Et les prix des activités / restaurants étaient plus élevés qu’à Bar… ah, le tourisme 🙂 tant mieux pour le pays, remarquez : Kotor mérite visiblement son succès, j’ai vu leurs photos, cela semblait effectivement très beau. Mais vu que j’allais à Podgorica, j’ai renoncé à faire le détour.

Podgorica, donc

C’était très différent de Bar ! A Bar, c’est la plage, les restos au bord de l’eau, les montagnes en arrière-plan… Podgorica c’est la capitale, et la seule constante ce sont les montagnes en arrière-plan. Sinon, l’atmosphère y est tout à fait différente.

A première vue, j’ai pensé « ok, c’est une ville, rien de plus ». Mais en fait il y a pas mal de choses à voir, des monuments à regarder, des coffee shop où traîner… Elle a une bonne atmosphère je trouve.

Millenium bridge, Podgorica, Montenegro

Millenium bridge, Podgorica, Montenegro

Podgorica, Montenegro

Podgorica, Montenegro

Podgorica, Montenegro

Podgorica, Montenegro

Podgorica, Montenegro

Podgorica, Montenegro

Et alors, presque zéro touristes

Comme dit plus haut, ce n’est pas l’endroit le plus visité du pays. Du coup dans la rue je ne passais pas inaperçue, à m’arrêter, regarder, prendre des photos … et même quand je ne faisais « que » marcher, il m’est arrivé que les gens m’adressent la parole pour, je pense, demander un renseignement, l’heure, une direction, ou je ne sais quoi. Et quand je répondais « Oh, I’m sorry I don’t understand… » ils étaient super surpris, et répondaient « Oh, sorry, I didn’t know » ahah !

Dans les restaurants, cafés … idem. Que des locaux, même si la plupart avaient des menus traduits en anglais (ouf !). L’avantage ? Les prix ! Le premier jour, je suis passée devant un restaurant 4 étoiles, et évidemment je n’y ai pas mangé, pensant que ce n’était pas dans mes prix. Comme par hasard, le soir même, ma copine d’instagram Karltravel m’a parlé de ce restaurant en me disant « Si tu veux manger 4 étoiles pour pas cher, va à La Scala, on l’a testé, c’est super bon et à 3 on a payé 30€ ».

Ahhhhh bon ben là on discute ! J’y suis donc allée mercredi, et je valide le plat et le prix. Une salade, une boisson, un café = 10,30€. Même dans un zéro étoiles en France je ne sais pas si j’aurai eu ce prix-là.

Dioclée

Bon, je ne vais pas vous faire un cours d’histoire des Balkans, on va en avoir pour des plombes. Ceci dit c’est passionnant donc je vous invite à taper sur google le nom de cette cité de l’Empire romain. Elle fut fondée vers le 1er siècle et aujourd’hui, il reste les ruines des thermes, des palais, des nécropoles…

Cela se trouve à environ 3km en-dehors de la ville. J’ai décidé de marcher, mais j’avais oublié qu’il y avait les 3 autres kilomètres depuis mon logement, ce qui m’a fait un peu plus de 6 km pour rejoindre le site. En plein soleil. Je vous rassure, si vous le souhaitez, j’ai vu des taxis me dépasser et déposer quelques personnes qui souhaitaient les visiter mais ne pas y aller à pieds. Je ne sais pas combien ça coûte, mais ce ne doit pas être très cher.

Evidemment je suis revenue ensuite à pieds, ce qui fait qu’en 2 jours à Podgorica, j’ai marché presque 30 km. Je tenais à le signaler.

Dioclée, Podgorica, Montenegro

Dioclée, Podgorica, Montenegro

Conclusion ?

Je pense que Podgorica vaut le détour, même si je n’y serais pas resté une semaine non plus. Il y a de jolis parcs, des rues piétonnes, des monuments, le Millenium bridge à voir… une bonne journée voire 2 plus « cool » vous occuperont largement.

Départ pour Niksic

Jeudi, je me suis rapprochée de la Bosnie puisque je suis allée à Niksic. C’est tout près de Podgorica, donc en chemin je me suis arrêtée dans un monastère, au bord d’un lac (encore). J’ai été voir le pont romain de Mostanica, j’ai traversé un autre pont qui offrait des vues magnifiques sur le fameux lac…

Le monastère était vraiment beau. C’était perdu dans les montagnes donc je pensais être seule… mais en fait non ! Il y avait beaucoup de monde, j’ai dû tomber sur l’attraction du coin. Néanmoins il valait le coup d’oeil, mais je ne peux pas vous montrer : comme dans tous les monastères, les photos sont interdites.

Le lac, beaucoup plus petit que Skadar, se défendait plutôt bien. Et le pont romain était posé là, l’air de rien, au milieu de nulle part. Et tout le long… j’étais toute seule. Enfin, à part le papy qui a vu ma plaque d’immatriculation quand j’étais garée non loin du fameux pont, et qui est venu me taper la causette. Décidément cette plaque me fait rencontrer du monde !

Il était trop marrant, il pensait que j’étais perdue, donc il est venu voir si tout allait bien. On a oscillé entre le français, l’anglais, et parfois il parlait dans sa langue mais bizarrement certains mots sont proches, donc j’arrivais à deviner à peu près ce qu’il disait.

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

Route jusqu'à Niksic, Montenegro

L’arrivée à la guesthouse

Donc dans l’après-midi, je débarque à la guesthouse où j’étais censée logée. J’avais réservé pour 30€ (10€ par nuit x3) avec paiement en liquide sur place. Je me pointe, et là d’un seul coup, on m’annonce « ah nan mais c’est pas ce prix-là en fait c’est 20€ par nuit ». Euh, plaît-il ? Comment les prix peuvent doubler ? Certes, c’est arrivé qu’à cause des taxes locales je paie l’équivalent de 2/3€ supplémentaires, car ils ne sont pas comptés dans le prix. Mais là ça faisait beaucoup.

On m’a sorti 2 raisons un peu chelou. La 1ère, c’est que cette chambre est à 10€ si on vient à 3, 15€ si on vient à 2, et 20€ si on vient tout seul. Donc en fait moins ils ont de guest et plus ils augmentent le prix ? Etrange, mais pourquoi pas.
La 2ème, c’est de la faute de booking, ça a buggé, ils ont merdé, blablabla…

Discussion zéro

Et alors, impossible de discuter avec eux. Bien sûr, je pense que ma réaction un peu fermée (genre « hors de question ! » lol) n’a pas encouragé la discussion. Mais mon 1er argument était que le prix affiché était celui-là, donc j’ai réservé pour ce prix-là et pas un autre. Sinon, j’aurai peut-être été ailleurs. Le 2ème était qu’ils savaient parfaitement que j’étais toute seule, et s’ils veulent absolument charger plus s’il n’y a qu’une personne (encore une fois, WTF ?) ils auraient dû se rendre compte de leur erreur. Ils ont eu 3 jours pour le faire. Pourquoi ne pas m’avoir écrit tout de suite un mail en disant « écoutez, y’a une erreur sur Booking, on sait pas pourquoi, mais en réalité le prix est de 20€, pas 10€, est-ce que vous maintenez la réservation ou pas ? ». J’ai bien précisé que la chambre était pour UNE personne (c’est écrit en toutes lettres sur la confirmation) donc je n’ai pas fait d’erreur et je n’ai pas à subir la conséquence de la leur.

La propriétaire que j’avais au téléphone a fini par couper court à la discussion. Mais vu que c’était un paiement en liquide, j’étais décidée à lui donner 30€ si elle se pointait physiquement, et pas 1€ de plus (oui, j’étais un peu saoûlée là). J’ai fini par appeler Booking, le service client. Je n’avais pas trop d’espoir, mais j’ai tenté. Et j’ai bien fait ! La dame les a appelés, a parlé avec la propriétaire, puis m’a rappelée : problème réglé. La propriétaire avait soit-disant fait une erreur en rentrant les prix sur le site, mais puisque j’avais réservé à ce prix-là et qu’elle n’était pas revenu vers moi, elle maintenait le prix convenu. J’ai hésité à lui dire qu’elle pouvait aussi retirer de la description « cuisine commune » car il n’y en a pas, mais j’ai pas voulu trop chercher… par contre cela se retrouvera dans ma review à mon départ 😉

Visite de Niksic

J’avoue que les 2 jours passés à Niksic, j’ai eu un gros coup de fatigue. Bon, c’est seulement mon 2ème en 2 mois, je ne m’en sors pas trop mal on dirait ! Du coup j’ai pas énormément visité, et ça tombe bien car il n’y avait pas grand chose à voir. Le premier jour, je suis allée en ville. J’ai été super étonnée du nombre de coffee shop qui s’alignent dans les rues : il y en a plus qu’à Podgorica ! Le Monténégro doit kiffer le café apparemment. Ca tombe bien, moi aussi.

J’ai été visiter la cathédrale, un site archéologique juste à côté, les remparts du château… Je n’ai pas pu aller jusqu’en haut de celui-ci car ce weekend se tient un festival de musique rock et il y avait des répétitions en cours. Du coup je me suis assise pas trop loin pour écouter, parce que le rock c’est un peu mon dada. C’était super sympa, un technicien est venu me parler. J’ai cru qu’il allait me demander de partir, mais en fait non : ça le faisait rigoler que je sois assise là à écouter « à l’abri des regards ». Il était super étonné que je sois française, que je visite Niksic qui n’est pas la ville la plus célèbre du Monténégro.

Samedi, j’ai voulu aller sur les hauteurs un peu en-dehors de la ville. J’ai été flemmarde, mais les 4 km en montée je ne les sentais pas : j’ai pris la voiture. J’ai déjà fait plus de 10 km à pieds en une journée, précédemment (oui oui je le signale). Mais là j’étais juste claquée, d’ailleurs je ne suis pas restée : je suis montée, j’ai regardé, je suis rentrée, j’ai fait la sieste. LOL.

Niksic, Montenegro

Niksic, Montenegro

Niksic, Montenegro

Niksic, Montenegro

Niksic, Montenegro

Départ pour la Bosnie

Mon excuse ? Je me suis dit qu’il fallait que je sois en forme pour dimanche, puisque c’était le grand départ pour Sarajevo. C’est une des étapes que j’attends le plus dans ce voyage. Bon ok, je les attendais toutes, mais je sais pas … certains noms résonnent plus comme « légendaires » dans ma tête. Belgrade, Tirana, par exemple. Et Sarajevo.

Une rencontre marrante

Décidément je croise beaucoup de gens. La rencontre du jour c’était 3 mamies en roadtrip dans les Balkans. Eh ouais ! La route avant de passer la frontière était magnifique, j’ai longé un canyon, et j’étais en train de me dire « si seulement mes yeux pouvaient prendre des photos ». S’arrêter sur des routes en lacets est impossible malheureusement… jusqu’à ce que je trouve un accotement qui avait l’air sécurisé. Ni une ni deux,êt je m’arrête, à côté d’une voiture immatriculée en Croatie. Je vais prendre mes petites photos, admirer l’eau incroyablement bleue qui coule à mes pieds… Puis je me fais accoster par l’une des mamies qui conduisait la voiture : « Vous êtes française ? ». « Eh oui ! » je réponds. Elles avaient vu ma plaque « 95 » et elles viennent du 78. Elles m’ont fait tellement rire : elles m’ont dit qu’une semaine par an, elles laissaient tomber leurs maris pour voyager entre copines. J’espère que mes copines et moi serons comme ça dans 30 ans !

Canyon, route jusqu'à Sarajevo, Bosnie

Canyon, route jusqu'à Sarajevo, Bosnie

Canyon, route jusqu'à Sarajevo, Bosnie

Le pique-nique, l’eau …

J’ai tout prévu au cas où le passage de la frontière prenne du temps. Genre 3h30 comme entre l’Albanie et le Montenegro. En fait, ça a pris moins d’une heure, je n’ai même pas eu le temps d’aller chercher mon pique-nique dans la glacière que je roulais déjà côté bosniaque.

Les routes ? No comment …

Après l’Albanie et ses routes douteuses, j’ai pris l’habitude de rouler sur des routes très correctes au Montenegro, avec des conducteurs à peu près respectueux du code. Je crois que je me suis un peu trop détendue, parce qu’en Bosnie, on repart dans les anciens travers : routes défoncées, et code de la route librement interprété. J’ai eu un peu peur d’entrer dans Sarajevo, mais en fait ça a été : je ne l’ai que contournée. Et le peu que j’en ai vu (au volant) n’avait pas l’air trop effrayant !

Je vais donc passer 5 nuits dans un airbnb super cosy, pas très loin du centre. Je l’aime déjà, je crois que je pourrais y passer ma vie ! En tout cas maintenant j’ai hâte de découvrir cette ville que j’attendais tant.


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