Roadtrip dans les Balkans – Carnet de voyage 6

Les amiiiiiis ! Je suis déjà officiellement à la moitié de ce voyage. La moitié ! Je n’arrive pas à y croire, les semaines passent à une vitesse folle. À peine le temps de poster un carnet de voyage que je poste le suivant. Quelqu’un a appuyé sur le bouton « avance rapide » c’est pas possible autrement … Je vais de découvertes en découvertes en ce moment. Entre Koumanovo et Skopje, puis Mavrovo, je ne sais plus où donner de la tête !

Roadtrip dans les Balkans - Carnet de voyage 6 (Macédoine)

Une semaine en Macédoine

Je vous avais laissés dimanche dernier sur Leskovac, en Serbie. J’en suis partie lundi matin, direction la Macédoine, à quelques kilomètres de là. J’ai fait un premier arrêt à Koumanovo, juste derrière la frontière.

La frontière, justement : la dernière fois, entre la Croatie et la Serbie, cela avait pris 1h30. À rôtir sous le soleil par plus de 30°C dans les voitures. J’avais un peu peur que ce soit pareil, mais en fait pas du tout : passer de Serbie en Macédoine a pris 20 minutes montre en main ! Et le monsieur à qui j’ai présenté mon passeport en entrant dans le pays m’a fait mourir de rire : « Ohhh! Fraaannnce? Bonjour Madame, comment vas-tu ? ». Je me suis dit que la Macédoine, je l’aimais déjà. Et puis j’ai découvert Koumanvo.

Koumanovo, je ne l’ai pas comprise

Comment vous expliquer ? J’ai hésité sur la façon de m’exprimer toute la semaine, car je savais qu’il fallait aborder le sujet dimanche, dans ce carnet de voyage. Je pense que la meilleure façon, ou la moins mauvaise, c’est de dire simplement les choses.

Après avoir analysé ma réaction à mon arrivée en ville, je pense avoir fait un petit choc culturel. Oui je sais, un choc culturel en Macédoine, sérieux ?? On fait un choc en Inde, ou dans un pays hyper différent du nôtre. Mais pas là. Eh bien je pense que le fait de ne pas avoir envisagé la possibilité a amplifié le-dit choc.

Trop d’infos d’un coup pour mon cerveau

Peut-être que c’était ces avenues bordées de jolies cafés qui succédaient aux petites rues presque sous-développées. Ou les grosses berlines qui partagaient la route avec les carrioles tirées par des chevaux. Les jolis pavillons avec juste à côté (vraiment « juste à côté ») un souk installé en pleine rue. Les voitures garées sur les trottoirs nous forçant à marcher sur la route, en évitant les voitures.

Je suis passée d’une église à une mosquée. Autour de la mosquée, j’avais l’impression d’être dans un pays musulman, ou en tout cas ce que je m’en imagine. Il y avait un marché qui ressemblait à un souk, des gens qui parlent fort, une circulation infernale (heureusement j’étais à pieds, j’aurai fait une crise d’angoisse MDR). Des klaxons partout. J’ai cru être de retour à New Delhi, presque. Il y avait des femmes voilées, d’autres en mini short. Des hommes en djellabas, d’autres en jean et t-shirt (un jean part 35°C, ça c’est un choc culturel les amis). Personne pour regarder son voisin de travers, à peine quelques regards curieux qui m’étaient adressés car je pense que cela se voyait que je n’étais pas du coin.

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Trop de mondes qui s’entrechoquent

Et en tournant au coin de la rue, je me suis retrouvée dans un autre monde, un monde que je pensais mieux maîtriser car il ressemblait à ce que je connaissais. Des cafés, des restaurants, des magasins de vêtements. Puis des petites rues perpendiculaires même pas goudronnées, soit faites de cailloux soit presque de terre. Avec des belles voitures garées devant les maisons. Avec des maisons moins grandes à côté. Et des gens de toutes confessions et de toutes couleurs de peaux qui vivaient ensemble.

Prises une à une, ces « informations », je peux les gérer et m’adapter. Mais mises bout à bout, comme ça, sans logique, j’ai trouvé ça difficile à appréhender. Je me demande, en écrivant ces mots, si quelqu’un comprend mon charabia. Sachez que ce blabla sans queue ni tête reflète exactement mon état d’esprit au moment où je parcourais ces rues. C’est comme si rien n’était « rangé ».

Comme si … comme s’il n’y avait pas de logique. Et pourtant, qu’est-ce que la « logique » ? Qu’est-ce que la « normalité » sinon une construction de notre esprit par rapport à ce qu’il a l’habitude de voir ? C’est très présomptueux de dire « cette ville n’a pas de logique » juste parce que son organisation ne ressemble pas à ce qu’on a l’habitude de voir chez nous. Ou parce que les gens y vivent différemment de ce que l’on connait. La « normalité » est différente chez tout le monde.

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Koumanovo, Macédoine, Balkans

On ne juge pas sur l’apparence !

Je pense que lors de cette première après-midi de balade j’ai eu inconsciemment un jugement de valeurs sur cette ville alors que j’aurai juste dû ouvrir grand les yeux et les oreilles et me laisser porter. Ce que j’ai fini par faire, le lendemain, une fois la surprise passée. Personne n’est parfait… On essaie tous d’être ouvert d’esprit, de s’adapter, de comprendre, mais parfois on a du mal. L’essentiel c’est de se corriger après coup et de faire mieux la fois suivante.

Je n’ai pas compris les informations et les signaux que je recevais de toutes parts. Et je crois qu’au lieu de me laisser porter, j’ai cherché à comprendre, j’ai « résisté » au lieu de plonger dedans. Et plus on essaie de comparer par rapport à ce qu’on connait, moins ça marche, évidemment.

« Go with the flow »

Mardi, j’ai donc décidé d’aller me balader en acceptant de ne rien comprendre. Sans essayer, justement, de tout analyser, de tout comprendre, avec mon « cerveau de française ». Et franchement, c’était beaucoup mieux ! Je ne comprenais toujours pas MAIS ce n’était pas grave, et je ne me suis pas pris la tête.

Evidemment, si on veut rester dans sa zone de confort on reste chez soi. C’est bien pour cela que je voyage, pour découvrir des choses, pour être désarçonnées, pour perdre mes repères… Comme dit plus haut, je crois que ma réaction est due au fait que je n’avais pas prévu ce « choc culturel ». Quand je suis allée en Inde, je savais que j’allais prendre une claque, et même si la claque a été très violente, je le savais d’avance. Ici je ne m’y attendais pas. Je ne suis pas arrivée en Macédoine en me disant « attention ça va être violent ».

Bien sûr je suis arrivée dans les Balkans en sachant que ce serait différent de chez moi. Quand on va dans un autre pays, même si on reste en Europe, cela reste un autre pays avec une culture, une façon de vivre, qui bien que proches sont tout de même différentes.

La Slovénie, la Croatie, la Serbie, oui c’était différent mais pas à ce point. Du coup je suis arrivée avec un peu trop de confiance en Macédoine et ça m’a désarçonnée.

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Koumanovo, Macédoine, Balkans

Koumanovo, Macédoine, Balkans

3 jours à Skopje : le bonheur

Mercredi, j’ai quitté Koumanovo pour Skopje, la capitale de la Macedoine, à une cinquantaine de kilomètres de là. Je n’avais qu’une hâte : savoir si cette première impression de la Macédoine allait se confirmer ou si Koumanovo était vraiment particulière. Ou si j’avais assez digéré ces 2 premiers jours pour être moins secouée. Ou encore, si Skopje étant une capitale, elle serait plus « internationale » et moins « traditionnelle » que le reste du pays. Que de nouvelles questions !

A Skopje, il fait plus chaud que jamais

Alors déjà, je suis arrivée à Skopje sous une chaleur comme je n’en avais pas encore connue. Je sais, la chaleur, c’est le fil rouge de mes carnets de voyage. Pas un jour où je me dis « punaise il va encore faire très chaud aujourd’hui ». A part une journée en Serbie ou, après un orage, il a fait presque frais, je n’ai jamais eu de journée en-dessous des 30°C. A Skopje, j’ai franchis un nouveau palier puisqu’il a fait, au soleil je le précise … 47°C. Je répète pour ceux qui sont tombé de leur chaise : QUARANTE SEPT !

Place de Macédoine, Skopje, Macédoine, Balkans

Place de Macédoine, Skopje, Macédoine, Balkans

Place de Macédoine, Skopje, Macédoine, Balkans

Un airbnb ? Pas exactement …

Bon, reprenons les choses dans l’ordre, d’abord. J’avais réservé mon logement à Skopje via Airbnb : une chambre dans une maison à 20 mn du centre-ville avec un parking, le truc parfait. Ahaha. Déjà, le parking, c’est dans la rue (j’ai trouvé une place, mais il aurait pu ne pas y en avoir). Et la maison est en réalité une auberge de jeunesse !

Je ne déteste pas les auberges, j’ai quasiment toujours dormi en auberge lors de mes voyages. Je trouve ça cool, c’est moins cher, on peut rencontrer des gens… mais j’aime aussi quand je choisi, et pas quand je suis prise par surprise. Surtout que bon… j’ai payé le prix d’une chambre dans une maison sur Airbnb (avec les frais de dossier que prend le site au passage) et non le prix d’une chambre (simple, certes) dans une auberge de jeunesse. Bien sûr ce n’est pas très grave, car au final, tout est conforme à la description, et j’ai ce que j’ai voulu avoir. Mais par principe, je ne trouve pas ça très cool…

Découverte de la ville

Après avoir papoté avec l’un des membres du staff, ce dernier m’a conseillé d’aller au Old Turkish bazar de Skopje. C’est ce que j’ai fait. Et pour m’y rendre, je suis passée par la place de Macédoine, celle où il y a une porte géante qui marque l’entrée, blanche, à mi-chemin entre un monument grec et l’Arc de Triomphe. Et juste derrière, OH MON DIEU. La beauté. Le choc. Si la chaleur n’avait pas été aussi intense, je vous assure j’aurai fait des bonds partout (mais là j’crois que j’aurai vraiment fait un malaise !)

Des fontaines. Des statues. Du blanc. Des jets d’eau. Des bâtiments incroyables. Je ne savais plus où regarder, j’avais l’impression d’être je ne sais pas… dans un parc d’attraction. J’ai passé un long moment en plein soleil à tout regarder, à me dire « mais qu’est-ce que c’est beau », « et ça aussi », « et ça aussi »…

Skopje, elle m’a grave surprise. En fait je n’avais aucune attente, je suis venue pour voir sans aucun a-priori car je ne connaissais personne qui y avait déjà été. Donc je n’avais aucune image préconcue, rien. J’ai pris tout ça en pleine poire.

Et les ponts. J’ai toujours aimé les ponts, ceux de Paris sont magnifiques (#chauvine). Mais je n’avais jamais vu ceux-là, les gens !! Le Stone bridge, le bridge of Civilizations, the Arts bridge… ces trois-là valent à eux seuls le déplacement à Skopje.

Stone Bridge, Skopje, Macédoine, Balkans

Bridge of Civilizations, Skopje, Macédoine

Arts Bridge, Skopje, Macédoine, Balkans

Arts Bridge, Skopje, Macédoine, Balkans

Et le fameux choc culturel alors ?

Je sais, ça fait beaucoup de superlatifs, beaucoup d’emballement pour cette petite capitale. Mais est-ce que le « choc » ou, pourrais-je également dire, ce mélange culturel si particulier se retrouve à Skopje ?

La réponse est oui. Même si ça m’a moins surprise, peut-être parce que je l’avais déjà vu avant. Juste derrière ces ponts et cette architecture qui rappellent pour le moins la Grèce, se trouve le fameux old Turkish bazar. Et 2 mosquées. Curieux mélange hérité de l’histoire.

Ce mercredi était mon premier après-midi à Skopje, que j’ai dû écourter pour cause de surchauffe et pas que émotionnelle. Le thermomètre affichait donc ses fameux 47°C degrés au soleil, et j’ai préféré rentrer avant de vraiment tourner de l’oeil. Sachant aussi que l’auberge se trouvait à 2 kilomètres (bon ça encore, ça passe), mais surtout au sommet d’une colline !

Jeudi matin, j’avais repéré un free walking tour de Skopje. Je vous avais déjà dit qu’à chaque nouvelle ville, j’essaie de repérer les visites guidées faites par des locaux. Celle-ci n’a pas fait exception à la règle et donc, à 10h, j’ai rejoint les autres courageux qui bravaient la chaleur pour 3h de visite.

Le guide Miha était génial, il connait Skopje comme sa poche vu qu’il a toujours vécu là. Il nous a donné plein d’infos, montré plein de trucs, conseillé les meilleurs restaurants … Tout en faisant attention de nous faire marcher à l’ombre, en nous offrant à boire dans son café préféré, bref, il a pris soin du petit groupe et c’était très sympa. On était presque en famille !

Place de Macédoine, Skopje, Macédoine, Balkans

Old Turkish Bazaar, Skopje, Macédoine, Balkans

Old Turkish Bazaar, Skopje, Macédoine, Balkans

Old Turkish Bazaar, Skopje, Macédoine, Balkans

Mosquée, Old Turkish Bazaar, Skopje, Macédoine, Balkans

Forteresse, Skopje, Macédoine, Balkans

Nourriture typiquement macédonienne

Tellement qu’à la fin, j’ai été manger avec Katy (de Berlin) et Monica (de Londres), deux jeunes filles du groupe. On a testé un restaurant typique macédonien, eh ben croyez-moi… Par cette chaleur, je ne sais pas si c’était une bonne idée !! C’était super bon, évidemment, mais tellement copieux qu’après ça, j’ai été faible, je suis remontée à l’auberge de jeunesse en taxi. J’ai pas pu me traîner jusqu’en haut de la colline …

Restaurant Macédonien, Skopje, Macédoine

Le canyon Matka

Vendredi, j’ai fait une petite infidélité à Skopje, et je suis allée me balader à une dizaine de kilomètres de là, dans un endroit qui m’a été recommandé par 3 personnes différentes. J’en ai conclu que cela devait valoir le coup ! Ca s’appelle le Matka Canyon (prononcez-ça comme vous pouvez). La route jusque là-bas était plutôt simple (avec un GPS) mais par contre les derniers kilomètres dans le village, il faut les faire au ralenti à cause des nids de poule transgéniques.

J’y suis arrivée à 9h, et il n’y avait pas trop de monde. Je conseille d’y aller à cette heure, ou avant, mais pas après, au risque de se retrouver avec des groupes venus par bus entiers sur le petit chemin… là, je l’ai eu quasiment pour moi toute seule !

Le chemin, comment vous dire ? C’était super beau. On oscille entre roches, eau, forêt, et c’est majestueux. Sous les arbres, à cause du buis, c’est un repaire à papillons. Je vous assure, chaque pas déclenche l’envolée de centaines de papillons… on se croirait dans Barbie reine des papillons ou reine des fées, au choix. Je n’imagine pas au printemps les milliers de chenilles qui se trouvent là, ni même s’il est possible de s’y balader sans se faire dévorer, d’ailleurs !

Le chemin se termine en impasse, et pour aller voir les grottes, le mieux est de prendre le bateau. Enfin, c’est surtout la seule option, elles ne sont pas accessibles à pied. J’ai voulu, j’ai vu le monde et la chaleur, finalement j’ai renoncé. Je suis faible, mais me balader sur l’eau par 41°C c’était trop pour moi !

Matka Canyon, Skopje, Macédoine

Matka Canyon, Skopje, Macédoine

Matka Canyon, Skopje, Macédoine

Matka Canyon, Skopje, Macédoine

Le Parc national de Mavrovo

Samedi, j’ai quitté Skopje un peu à regrets car vraiment, j’ai eu un coup de cœur. Mais une fois à Mavrovo… finalement je ne suis pas mécontente du voyage ! C’est magnifique. La route depuis Skopje (enfin, dès qu’on quitte l’autoroute en fait) est juste superbe. Ca monte, ça monte, en lacets, et on voit une forêt infinie avec un lac en contrebas.

A mon arrivée, je n’avais qu’une hâte, partir en exploration. Il y a une église super jolie, puis un chemin qui descend sur les berges du lac. Et là il y a une autre église mais beaucoup plus vieille, sur le sable. En fait, elle faisait partie d’un village qui a été submergé par le barrage. Mais le niveau du lac n’ayant jamais été aussi bas, elle est maintenant au sec et on peut entrer dedans. Bon il ne reste que les murs, tout l’intérieur est en ruines, mais c’est rigolo quand même d’y aller !

J’ai ensuite longé la route, je suis arrivée dans un autre village (ou le même, j’en sais rien, c’était écrit mais j’peux pas lire). J’ai suivi une route qui montait à pic (j’exagère à peine) ce qui m’a valu une super vue à l’arrivée. Le lac, les montagnes derrière, c’est juste magnifique. Je regrette presque de ne pas rester plus de temps à cet endroit…

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

De l’eau tombe du ciel !

Bien sûr, j’ai eu encore dimanche, pour visiter. J’avais décidé de faire tout le tour du lac pour le voir sous toutes ses coutures. Bien sûr, à pieds, il faudrait que je bivouac à la vitesse où je vais. Comme je n’ai pas non plus de vélo… restait l’option de la voiture. Et finalement, ce n’était pas indispensable de le faire car du côté opposé où je suis, on ne peut pas admirer la vue : elle est cachée par la végétation ! Du coup j’ai tourné autour du lac sans le voir.

Breaking news de dimanche : il a plu. C’est la 2ème fois depuis le 28 juin que je vois de la pluie, et qu’il fait assez frais pour que je sorte mon pull qui prend la poussière ! Evidemment, lorsque je suis montée au view point, en haut d’une montagne environnante, autant vous dire que je n’ai pas vu grand chose à part un beau tapis blanc ! Tant pis, j’ai attendu que la grosse averse passe dans un café.

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

Lac de Mavrovo, Macédoine, Balkans

L’anecdote de la semaine

Mercredi, je suis arrivée à l’auberge de Skopje en même temps que 2 autres jeunes filles françaises (coucou Lucile et Manon). On a papoté, sympathisé : elles sont toutes les deux fan de rando et sont venue en Macédoine principalement pour conquérir toutes les montagnes et tous les sentiers (lol). Elles s’entendraient bien avec une de mes meilleures copines !

Elles sont parties un jour avant moi, donc vendredi, à Mavrovo justement. Et samedi, alors que je faisais la route à mon tour, je me suis arrêtée dans le petit village juste avant mon hôtel car il faisait vraiment trop chaud. Je voulais sortir un peu de ma voiture. Donc je me gare, je commence à marcher (bon c’était vraiment minuscule, y’a genre 2 magasins et 3 restos pour les nombreux touristes qui passent par là). Et qui je vois, assises dans l’herbe en train de pique-niquer en attendant leur bus ? Eh bah oui, Lucile et Manon ! Comme quoi, la Macédoine est petite 🙂 C’était un pur hasard qui nous a bien fait rire.

Plus tard, à l’hôtel (en fait un petit appartement à partager, il y a 3 chambres + les parties communes) : la responsable arrive pour accueillir deux nouvelles hôtes, elle me voit passer dans le couloir et me dit « Hey, 2 new girls from France too ! ». Et là je me dis « mais non, pas Lucile et Manon quand même ? Elles n’ont pas raté leur bus au moins ? »

Non, évidemment, c’était 2 autres personnes, mais sur le coup j’y ai vraiment cru !

Prochaine étape : L’Albanie

Demain, je pars pour Tirana, en Albanie. J’ai hâte, mais comme pour Skopje, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre.  J’espère juste que le passage de la frontière sera aussi facile et rapide que pour la Macédoine ! Mais je ne sais pas pourquoi, depuis le début, c’est le passage qui me trotte le plus dans la tête… on verra bien demain !


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