Prochaines aventures dans les Balkans

Hello tout le monde !

Je vais être honnête avec vous, je ne sais pas trop comment je vais tourner cet article. Donc désolée d’avance si c’est un peu décousu (ça faisait longtemps !).

Prochaines aventures dans les Balkans: Pourquoi, comment, combien de temps, je vous dis tout !

De nouvelles aventures

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez déjà que mercredi, je repars pour de nouvelles aventures. Si vous ne me suivez pas, c’est pôôô bien 😉

J’ai donc annoncé que je partais en roadtrip dans les Balkans, et ce pendant 3 mois. Cela fait au moins 2 ans que j’y pense, mais depuis, d’autres projets se sont intercalés. Du coup, je n’ai pas pu y aller. Bien sûr, les-dits projets n’étaient pas des empêchements au contraire : San Francisco, Ecosse, Portugal, j’ai passé plusieurs mois dans chacun de ces pays. Et c’était génial !

Mais maintenant, il est temps d’aller dans cette région qui me fait rêver depuis tout ce temps. Et je vais être honnête avec vous, je pense que c’est le moment où jamais d’y aller ! Depuis quelques temps, je vois que l’on parle de plus en plus de la Serbie, de la Bosnie, bien sûr du Montenegro… Et des « blogtrip » y sont même organisés. Nul doute que d’ici quelques mois / années ces destinations seront aussi populaires que la Croatie.

Aparté sur le boom du tourisme

La Croatie, où le prix des hébergements, surtout le long de l’Adriatique, m’a laissée perplexe. On se croirait dans le sud de la France en pleine saison. J’ai jeté un oeil du côté de Belgrade, Sarajevo, et les petits patelins, et pour l’instant cela reste « raisonnable ». Enfin, dans les moyens d’une freelance qui commence le mois sans savoir comment elle va le finir 😉

Plus une destination est populaire et plus les prix grimpent en flèche. Il est évident que je ne suis pas contre le tourisme, ce serait un comble ! Mais ceux qui me connaissent savent que j’ai du mal à aller visiter « les endroits où tout le monde va parce que tout le monde en parle ». Je vous le dis tout de suite, ça ne va pas m’empêcher de visiter les lacs de Plitvice. J’ai au moins envie de voir si ça vaut autant le coup 😉

Par contre, Split, ce sera sans moi quand je vois le monde qui s’y bouscule et les prix abusés pratiqués. J’ai des principes, certes chelous mais quand même.

C’est le moment où je me sens obligée de faire un aparté : même si j’ai du mal à aller à Barcelone (par exemple) tellement cette ville est prise d’assaut, je sais parfaitement qu’elle mérite son succès. Ce doit être très beau ! Les endroits dits « touristiques » ne le deviennent pas sans raison. Et je ne suis pas anti-endroits-touristiques, à toujours vouloir aller où personne ne va, hors des sentiers battus, blablabla. La preuve, j’ai visité Séville avec 3 milliards d’autres personnes, le Taj Mahal, le Pier 39 à San Francisco… c’est juste que mon 2ème prénom étant « contradiction », eh bien parfois, je fais un « blocage » sur certains endroits. Bref, me jugez pas, je suis humaine 😀

Attends, un roadtrip dans les Balkans ?!

Revenons à nos moutons, les Balkans. Vous aviez l’air surpris sur Instagram de savoir que j’y allais en roadtrip, mais surtout, avec ma propre voiture. Pourquoi ne pas louer une voiture sur place ? Ce à quoi je réponds, pourquoi louer une voiture alors que j’en ai une ? Oui je sais, l’usure de la voiture, tout ça tout ça. Disons que les avantages à prendre mon véhicule surpassaient, à mon avis, les désavantages.

Un de ces avantages et que je vais, avant de quitter la France, passer par le sud de la France faire un coucou à mes copines. Quoi, vous n’imaginiez pas que j’allais faire Paris-Belgrade d’une traite ? Y’a 1800 bornes !

Non, comme pour le roadtrip jusqu’au Portugal, je vais y aller par étapes. Et comme le but est de visiter plusieurs endroits, il y en aura beaucoup. Je ne vais pas me lancer dans une énumération de chaque ville où je compte m’arrêter, il y en a beaucoup, j’ai pas encore l’ordre définitif, et évidemment ça peut changer (les aléas du direct).

Roadtrip Espagne France

(ça a été pris en Espagne mais c’est pas grave)

11 pays traversés

En revanche une chose est sûre, c’est le nombre de pays traversés, à la fois pour y aller, sur place, et pour revenir : 10. Enfin, 11 si on compte la France. France, Italie, Slovénie, Croatie, Serbie, Macédoine, Albanie, Montenegro, Bosnie, re-Croatie en remontant, re-Slovénie. Puis, pour ne pas repasser par les mêmes endroits pour revenir à Paris, ce sera Autriche, Allemagne, et bien sûr France. Si j’arrive à caser le Kosovo au milieu, c’est la win !

Ca, c’est si tout se passe comme prévu. Mais me connaissant… non, je ne finis pas cette phrase, susceptible d’être lue par ma mère qui s’arrache déjà quelques cheveux d’avance. Ma mère, quand on lui dit « Balkans », « Serbie », « Kosovo », ça lui rappelle pas de bons souvenirs, devant sa télé dans les années 90. Je la comprends un peu ! Pardon maman 🙂

Pendant ce temps-là, sur le blog

Bon tout ça c’est bien gentil, mais comment ça va se passer sur le blog? Vous imaginez bien que je ne vais pas rater une telle occasion de partager tout ça avec vous. J’aime trop faire mon intéressante. Déjà, je pense publier un article par semaine, je sais pas, le dimanche par exemple.

Histoire de faire un journal de voyage que je voudrais faire pour moi, mais partagé avec vous. J’vous raconterai ce que j’ai fait, où j’ai été, enfin comme un journal quoi. Et si je suis hyper motivée, je vais même essayer de caler un article de plus dans la semaine, comme je le fais déjà, avec une destination passée (oui, l’excuse du « je voyage plus que je n’écris » tient toujours, donc j’ai toujours des dizaines d’articles en retard. Scusez.) Mais bon, je m’emballe peut-être. On verra. Parce que je ne vais pas être en vacances non plus, je continue de travailler à distance !

Coworking space, Sagres, Portugal

(ça a été pris au Portugal, mais c’est pas grave)

Toutes les galères, je vais les dire

Je pense qu’il n’est pas utile de préciser, sauf si vous ne me connaissez pas encore super bien : je ne compte pas faire ça en mode « blogtrip » tout est rose, tout est mignon, tout est facile, venez faire pareil (NDA: j’respecte les blogtrip hein, me tapez pas) (NDA = « Note de l’auteure », pas « Nicolas Dupont-Aignan »). Tous mes fails, je vais vous les dire 😀 Je sais déjà d’avance que je vais galérer avec la langue, la lecture des panneaux d’indication, à acheter de la bouffe, du dentifrice, commander au resto ou à passer des frontières. Ptêt que je vais transpirer ma race comme quand j’ai conduit à Madrid (cette p$*€# de galère). Ou que je vais me faire des crises cardiaques dans les ronds-points comme au Portugal.

Que je vais tourner 20 minutes dans un supermarché pour trouver des kiwis parce que je sais pas comment ça s’écrit (au lieu de chercher les fruits, et pas les inscriptions. Oui, je peux être c*# à ce point-là).

Par contre quand j’aime, je n’aime pas à moitié. C’est mon côté passionné qui s’emballe vite. Genre à Séville, quand j’ai failli chialer à l’Alcazar tellement c’était beau. Bon en gros, ça va être sans filtre et sans chichi. Comme moi quoi 😉

Le mot de la fin

Pour finir, parce que mon article est à rallonge, une réflexion un peu plus sérieuse (ouais ça arrive). Quand j’étais petite, la Serbie, le Kosovo, la Bosnie, c’était l’ex-Yougoslavie et le synonyme de guerre. Je ne me rappelle pas de tout, je vais être honnête : j’étais trop jeune et mes parents ne me laissaient pas devant le JT. En fait, les premiers conflits de 91, 94, 95… j’étais vraiment trop petite.

J’ai appris plus tard, plus grande, dans les années 2000, l’histoire un peu plus en détails, surtout avec les conflits liés au Kosovo, à Preševo. C’est vrai que c’était moche, pour tout le monde concerné. Mais là où je veux en venir, c’est que pour des gens de mon âge et plus âgés, cette région de l’Europe sonne « guerre » et surtout « récente » (parce que bon si on va par là, l’Allemagne, la France, l’Italie et compagnie, y’a eu la guerre aussi, mais tout le monde sait que c’est loin, que c’est fini).

Le passé, le présent, le futur

Aujourd’hui, on va en Allemagne sans se poser de questions. En Croatie aussi et en Slovénie aussi. Alors que ces deux derniers pays étaient impliqués dans ces guerres d’ex-Yougoslavie. Par contre quand on dit « Bosnie », « Serbie », « Macédoine », « Kosovo »… on frissonne. Sauf peut-être si vous êtes né.e après 2001.

On repense aux crimes de guerre, aux gens déplacés, aux mines antipersonnel. Moi je repense à une fille de mon lycée qui était venue en France à cause de tout ce bazar.

Je pense que c’est normal, c’est psychologique, mais là où je veux en venir c’est que : c’est fini. C’est du passé. Certes je ne suis pas que bête, je sais qu’il y a des conflits larvés dans certaines régions, que certains peuples ne sont pas très copains malgré la paix officielle. C’était compliqué à l’époque, les conflits étaient politiques, ethniques, religieux… aujourd’hui la situation politique n’est pas tout ce qu’il y a de plus simple, à certains endroits, mais je ne ne vais pas me lancer dans une analyse géopolitique. Et je sais qu’en-dehors de la politique, dans la population, il y a toujours des rancoeurs, voire des problèmes. Mais honnêtement, citez-moi un pays qui n’en a pas !

Ca pourrait craindre… comme partout

Je ne suis pas une tête brûlée (pas trop), pas une aventurière (j’aimerais bien). Je n’ai pas envie de mourir, de prendre des risques que je peux éviter (j’ai trop peur de ma mère, vous la connaissez pas). Mais je n’ai pas non plus envie de me priver de certaines destinations parce que ça craint ou, plutôt, « pourrait craindre ». Si on regarde bien, ça « pourrait craindre » partout. Je pourrais me retrouver dans une fusillade dans un centre commercial aux USA, dans un attentat en France, dans une bagarre à la sortie d’un pub en Irlande, me faire bouffer par un crocodile en Australie, avoir un accident à cause d’un chauffard au Portugal. Ca parait cliché, je le suis volontairement (peace les copains des pays cités, c’était juste pour l’exemple). J’ai conscience de mettre les pieds dans une région qui a encore des stigmates des conflits récents, qui connait peut-être certains troubles ici et là, mais je n’ai pas l’impression de prendre plus de risques qu’en allant aux USA.

Les a-priori restent à la maison

Vous voyez ce que je veux dire ? En gros, j’essaie de dire que le passé est le passé. Voilà, c’est simple.

En y allant, en visitant, en rencontrant des gens si je peux, j’espère en apprendre plus. Aller au-delà des a-priori. Aller plus loin que « ah oui, les Balkans, c’était là où y’avait la guerre y’a pas longtemps », « tel peuple a pris cher », « c’était la faute à tel pays ». Essayer d’écouter et de comprendre ce qu’il en était et ce qu’il en est aujourd’hui. Ecouter les différentes parties : je me doute que parler avec des serbes ne sera pas la même chose que de parler avec des macédoniens ou des albanais. Mais c’est ce qui fait la richesse des échanges. L’écoute, pas le jugement.

Et, si je le peux, retranscrire au mieux mes impressions ici (qui resteront personnelles, comme tout ce qui se trouve sur mon blog). Peut-être même que je vous apprendrai des trucs, ou que ça donnera lieu à des discussions, des réflexions perso… si c’est le cas, tant mieux !


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Prochaines aventures dans les Balkans: Pourquoi, comment, combien de temps, je vous dis tout !

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