Partir en roadtrip : sauter le pas

Peut être que vous lisez ce blog régulièrement, ou que vous tombez dessus par hasard. Et peut être que vous vous dites « whoua, mais moi aussi j’aimerais trop partir en roadtrip comme ça, me lancer à l’assaut des routes, ça me fait trop rêver ! » ; mais que quand vous y réfléchissez à 2 fois, vous vous trouvez des tas de raisons qui font que c’est trop compliqué, du coup vous abandonnez l’idée.

Partir en roadtrip : Sauter le pas

Je ne vais pas vous mentir, préparer un roadtrip dans un pays où on n’a jamais mis les pieds, ça peut faire peur, et pour peu que l’on soit d’une nature stressée, on s’imagine vite toutes les catastrophes qui pourraient nous tomber dessus si on réfléchi 2 minutes à l’organisation du projet.

Alors, comment ils font, les gens qui décident de traverser la Nouvelle Zélande en van, partir dans l’Outback australien, traverser les USA d’Est en Ouest ou la Thaïlande du Nord au Sud? Ils sont casse-cou, ils sont inconscients, ils sont courageux … ?
Oui, non, et un peu de tout ça : ils ont simplement osé, ils se sont organisés ; ceux qui avaient une appréhension ont fait taire leur petite voix intérieure, celle qui décourage tout le temps en disant que « ça va mal se passer », et à la place ils ont monté le son de celle qui disait « ça va être une aventure de dingue ».

Pour moi, cela n’a rien à voir avec le fait d’être casse-cou ou de prendre des risques : si on s’est un minimum organisé, documenté, il ne risque pas d’y avoir de grooooos problèmes (et au pire, ça deviendra des anecdotes à raconter au retour 😉 )

Conduire Nouvelle Zélande

Conduire à gauche ? Pfff, fastoche !

Alors, comment sauter le pas ?

  1. Commencez petit

Vous n’avez jamais fait de roadtrip de votre vie, et dans vos rêves les plus fous, vous vous voyez bien partir en van à travers toute la Nouvelle Zélande. Mais d’un autre côté, c’est loin, on ne parle pas la même langue, et vous avez 1 milliard de raisons pour ne pas le faire.

L’argent : pour aller en Nouvelle-Zélande, déjà, il faut payer le billet d’avion. Ensuite acheter ou louer un van. Manger, faire le plein d’essence régulièrement… C’est sûr, c’est un budget. C’est sûr, organiser financièrement ce genre de voyage mérite d’économiser pendant plusieurs mois, voire 1 an (et se retenir d’acheter les dernières baskets à la mode « parce que ces 140 euros, c’est pour le voyage »).

La langue : on a tous les bases de l’anglais, même si on ne l’a pas pratiqué depuis le collège. Bien sûr, la barrière de la langue, ça peut angoisser ; mais cela se surmonte, si si, c’est possible, mais il faut le vouloir : se remettre tranquillement à l’anglais, lire des livres en anglais, regarder des films (sous-titrés au départ – en anglais bien sûr), ou encore acheter en librairie une méthode d’anglais, ou faire des exercices en ligne… ça permet de rafraîchir un peu sa mémoire !

La différence de culture : euh, si vous voyagez, c’est aussi pour découvrir d’autres cultures, donc cette excuse n’est pas valable 🙂

Bref, la solution à tout ça, quand vous n’avez jamais fait de roadtrip de votre vie, c’est de commencer petit : pourquoi ne pas organiser votre voyage dans un pays d’Europe, voire dans votre propre pays ? Par exemple, je suis convaincue que la France regorge d’endroits magnifiques, qui vous donneront l’impression d’être au bout du monde alors que vous parlez toujours français 🙂 (et en plus, vous pourrez prendre votre propre voiture donc moins de tracas).

Coucher de soleil Six Four les Plages, France

Découverte du sud de la France

Programmez vos vacances dans une région que vous n’avez jamais visité, documentez-vous sur les choses à faire / voir (mais pas trop, gardez une part d’aventure !) et c’est parti pour votre « première fois sur la route ». Nul doute que vous y prendrez goût !
Si vous habitez non loin d’une frontière (espagnole, italienne, allemande, suisse…) vous pouvez en profiter pour aller voir comment cela se passe de l’autre côté.

La Gruyères, Suisse

Hello la Suisse !

Une fois que vous aurez vu qu’un roadtrip, ce n’est pas la mort, vous vous sentirez plus en confiance pour aller plus loin : visiter un pays européen, ou aller aux USA et en profiter pour louer une voiture sur 1 ou 2 jours… ou alors faire le tour de France parce que vous aurez compris que notre beau pays regorge de merveilles 🙂

2. Préparez-vous

Vous avez les finances, vous avez économisé pour partir au bout du monde, mais tout de même, vous hésitez toujours… c’est normal, c’est l’inconnu.

Tout roadtrip mérite un minimum de préparation, sauf qu’à l’étranger, le minimum est un peu plus conséquent. Il faut se documenter sur les assurances, les règles de conduite, choisir le bon loueur de voiture, les endroits à voir, etc… cela peut vite devenir « trop », trop compliqué, trop long, trop chiant.

Ma solution, lorsque je prépare un roadtrip dans un endroit inconnu, est de découper le travail en étapes, afin de ne rien oublier.

Se documenter sur le pays : sur les règles de conduite, le visa si besoin, les agences de location de voiture (même si je conseille toujours de passer par les « grosses » agences type Alamo, Avis, etc… au moins je sais toujours où les trouver en cas de pépin). Si l’on conduit « du mauvais côté » (ahah) type UK, Nouvelle Zélande, si on a besoin d’un permis international (j’emmène toujours le mien au cas où) je me prépare, je cherche des conseils…

Se documenter sur la région : Soit vous prévoyez de visiter tout-le-pays-en-entier (pourquoi pas), soit vous vous concentrez sur une région (visiter la Californie, par exemple, c’est comme visiter toute la France tellement c’est grand, méfiez-vous !). Bref, faites un plan de ce que vous voulez voir, cherchez des avis sur internet (en ne leur donnant pas 100% de crédibilité : rappelez-vous que chacun est différent, et que si quelqu’un n’a pas aimé la Californie, ça ne veut pas dire qu’il faut l’éviter comme la peste. Tous les goûts sont dans la nature, et différents paramètres entrent en compte dans l’appréciation d’un endroit !).

Personnellement, je fais une liste de tout ce que je veux voir, mais je me rends toujours compte que ça ne rentre jamais dans le laps de temps où je vais rester sur place, donc j’affine au fur et à mesure et j’élimine certains endroits. Comme je l’ai dit dans cet article, et je le pense vraiment, il vaut mieux pour moi faire moins de kilomètres pour mieux profiter d’un voyage et d’une région / ville.

Ensuite, j’établis grosso-modo l’itinéraire pour que cela soit logique et qu’on ne perde pas de temps à faire sans cesse des demi-tours.

Le Wicklow en automne, Irlande

L’Irlande en automne (région du Wicklow)

Se documenter sur les assurances et obligations / interdictions : on passe à la partie la plus fun chiante mais obligatoire. Au début c’est un peu lourd, mais au fur et à mesure de mes roadtrip, j’ai de plus en plus l’habitude donc ça devient presque routinier. Mais vraiment, à la location de voiture, assurez-vous d’avoir les bonnes assurances en cas de pépin, lisez les petites lignes (et cet article). Il est peu probable que vous ayez un accident grave, mais le risque zéro n’existe pas, et à l’étranger (comme chez vous, en fait) il vaut mieux être couvert. Par exemple, si vous infligez des dommages à un véhicule tier aux USA, vous serez bien content d’être correctement assuré et de ne pas avoir à tout payer de votre poche !

Organiser un peu, beaucoup, à la folie : la première fois, on a tendance à vouloir tout organiser, pour éviter tout imprévu stressant, ce que je comprends : c’est déjà un peu effrayant de partir à l’étranger alors autant avoir le contrôle sur ce qu’on peut. Idem pour les logements.

D’autres préfèrent partir à l’arrache sans rien organiser, et voir sur place, au jour le jour. C’est déjà un peu plus stressant car du coup, vous ne savez même pas où vous dormez le soir-même (sauf si vous avez un van dans lequel vous pouvez aménager un lit) ; c’est l’aventure quoi.

Crater Lake National Park Oregon

Nous on est parti dans la neige en t-shirt. A l’arrache. Ceci dit, on ne savait pas qu’en juin, elle n’aurait pas fondu.

Ma suggestion, c’est que si vous êtes un peu stressé, vous devriez au moins prévoir les logements. Cela implique de connaître à l’avance son itinéraire (en général, cette partie est sympa à préparer !). Sans aller jusqu’à organiser vos journées heure par heure, vous pouvez prévoir une liste de choses incontournables à faire ou à voir sur place, pour ne pas manquer le truc le plus intéressant du coin ! Mais, à mon avis, il vaut mieux éviter de tout réserver (par exemple, vous pourriez vous retrouver au musée un jour où il fait super beau, car vous avez pré-réservé vos entrées, et vous retrouver à visiter un jardin botanique le lendemain sous la flotte !). Gardez-vous une marge de manoeuvre pour vous adapter aux conditions sur place, et pour pouvoir changer votre programme en cas de gros coup de coeur !

Alors ? Vous pensez toujours que partir en roadtrip c’est infaisable ? 🙂


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