Mes 8 conseils pour voyager en Inde

Quand je dis que j’ai voyagé en Inde, j’ai toutes sortes de réactions. Etonnement, incompréhension, mais aussi des gens qui aimeraient y aller mais ne savent pas trop comment appréhender ce pays. Pour être honnête, je ne sais pas si c’est possible de comprendre l’Inde. Je me demande même si les habitants eux-même y arrivent. J’ai rencontré une française qui vit depuis 6 ans là-bas et qui m’a dit qu’à chaque fois qu’elle commençait à comprendre quelque chose, un autre truc lui arrivait et balayait comme une vague toutes ses certitudes naissantes.

Il y a tout de même quelques points à connaître pour voyager en Inde. Et surtout en profiter au mieux.

8 conseils pour visiter l'Inde : ce n'est pas si terrible !

1. Vous allez vous faire arnaquer

Désolée, il va falloir vous y faire. A moins que vous n’ayez la peau matte et les vêtements qui se fondent dans le décor, on va voir tout de suite que vous n’êtes pas du coin. Du coup, pour tout et n’importe quoi, on va vous donner des prix qui ne sont pas les bons. Au marché, dans les tuk-tuk… vous allez devoir apprendre à négocier ferme  (voir le point 2). Mais même là, il est probable qu’on ne vous charge pas le même tarif que pour un Indien.

La bonne nouvelle, c’est que la différence ramenée en euros représente seulement quelques centimes. Vous n’allez pas vous faire arnaquer de 50 balles. Ceci dit, à la longue, ça devient fatiguant, même quand on sait pertinemment que c’est le jeu. Gardez le sourire !

De même, faites-vous confiance et ne suivez pas quelqu’un qui vous fait miroiter des prix plus attractifs quand vous entrez dans une gare pour acheter des billets de train (par exemple). La plupart du temps vous allez être entraîné dans une agence de voyage privée qui vous vendra des billets et d’autres trucs plus chers que ce que vous êtes venu chercher. Et vous allez dire « merci » en pensant avoir fait une affaire. Alors que non 😀

Sarojini Nagar market New Delhi Inde

2. Vous allez devoir négocier les prix

Pas à l’entrée des visites ou pour des billets de train, évidemment. Mais au marché, dans les tuk-tuk, vous allez devoir vous mettre d’accord sur le prix à payer. Ne payez jamais le prix demandé pour deux raisons :

  • C’est malpoli de ne pas négocier, même si pour nous ça parait « rude » de chipoter pour 30 centimes.
  • Les indiens ne sont pas idiots, ils savent très bien que vous êtes un touriste et vous feront payer un prix 10 fois plus élevé (minimum !) que pour un compatriote. Soit ils savent que vous avez « les moyens », soit ils savent que vous ne connaissez pas les prix « normaux ».

Avant de prendre un tuk-tuk :

  • Mettez-vous d’accord sur le prix de la course AVANT la course. Et restez ferme, même si le chauffeur tente de prendre 50 roupies de plus à l’arrivée.
  • Ayez toujours l’appoint, histoire d’éviter tout malentendu lorsqu’il faudra vous rendre la monnaie
  • Négociez : si on vous demande 500 roupies, c’est sûrement une arnaque.
  • N’hésitez pas à partir si le prix proposé ne vous convient pas et qu’il n’y a pas moyen de discuter. Au mieux, il vous rattrapera et baissera le prix. Au pire il ne vous rattrapera pas et vous demanderez au tuk-tuk suivant !
  • Une phrase qui souvent marchée pour moi (à dire avec un air sûr de soi !) : « No, it’s the price for tourists, I’m not a tourist, I’m a local ! ». C’est pas vrai ? Ben le prix qu’il tente de vous faire accepter n’est pas vrai non plus, c’est le jeu.
  • Faites gaffe aux chauffeurs de tuk-tuk qui attendent devant les sorties de métro à New Delhi. Ils vont vous alpaguer dès votre sortie pour vous proposer une course, mais les prix sont trop élevés. Soit vous négociez ferme, soit vous dites « non » et vous partez, vous aurez d’autres tuk-tuk dans la rue.

Au marché

  • C’est un peu la même technique que ci-dessus. Les prix (affichés ou donnés oralement) ne sont jamais les « bons » 🙂
  • Si les prix sont affichés, sachez que vous pouvez les négocier quand-même.
  • Si le prix ne vous convient pas (genre, si le vendeur le diminue de 10 roupies, c’te bonne blague) n’hésitez pas à vous éloigner et aller voir le vendeur suivant. Au mieux il vous rattrape, au pire il vous laisse partir et vous gardez votre argent.
  • Tentez le « It’s the price for tourists » mais j’avoue que ça n’a pas souvent marché pour moi sur les marchés !

Circulation route Inde

3. Les normes de « politesse » sont un peu différentes de chez nous. L’espace vital aussi.

Alors là… Je dois vous avoir qu’en quelques semaines à New Delhi, j’ai parfois pété des câbles toute seule, à vouloir hurler contre le monde entier sans pouvoir le faire parce que bon… Je n’étais pas chez moi quoi, j’étais chez eux, donc c’était à moi de m’adapter. Mais ce n’était pas toujours facile hein !

  • Les Indiens ne font pas la queue. Je ne sais pas pourquoi, c’est un concept qui n’existe pas. Dans les files d’attente pour entrer dans les temples ou autres lieux touristiques, il y a des panneaux pour expliquer le concept et des agents de sécurité qui rappellent à l’ordre les (nombreux) récalcitrants. Vous verrez que quasiment personne n’attend en ligne pour entrer chacun son tour. Tout le monde essaie de se faufiler, et quand une ligne avance plus vite que l’autre, tout le monde tente d’en changer. Dans le métro, j’ai mis une demi heure à acheter un ticket alors qu’il n’y avait que 3 personnes devant moi dans la file, parce que ceux de derrière n’arrêtaient pas de me passer devant. J’ai dû prendre sur moi pour faire de même et enfin mettre la main sur un ticket. C’est chiant, mais c’est comme ça, il faut le savoir !
  • Dans la rue, vous n’allez pas passer inaperçu. Surtout si vous avez la peau claire ou si vous êtes une femme seule. Bon je vous rassure, on survit. C’est juste qu’au début, c’est super oppressant de se faire longuement dévisager par littéralement tout le monde dans la rue. Et il y a vraiment beaucoup de gens dans la rue. J’avoue que ma première sortie (en plein jet lag, choc thermique et culturel et tout ça) n’a duré que 15 mn, tellement j’étais mal à l’aise. Après… eh bien ma foi on s’y fait (ou pas mais on fait avec) et on ne voit presque plus les regards.
  • L’espace vital aaaah làlà. Gros dossier. Bon, vous n’êtes pas sans savoir que l’Inde est un pays littéralement surpeuplé. Et que donc, l’espace alloué à chaque être humain est plutôt réduit. Surtout si vous prenez le métro à New Delhi : sur une rangée de 6 sièges, vous verrez au minimum 12 personnes assises. Et si vous avez par miracle une place, ne vous étonnez pas si quelqu’un vient s’assoir à moitié sur vous. Heureusement, mesdames, il y a des wagons réservés aux femmes dans le métro. Du coup j’ai trouvé ça moins flippant que ça m’arrive avec des femmes plutôt qu’avec des hommes.

De même, vous réaliserez à quel point un jour de grève des métros à Paris est calme en comparaison d’un jour normal à New Delhi. Un métro arrive, les portes s’ouvrent, et là c’est pire qu’un match de rugby entre les gens qui montent et ceux qui descendent. Pas de priorité à ceux qui sortent, tout le monde se jette en même temps. Il vaut mieux être bien accroché à ses affaires, ses vêtements et ses cheveux surtout aux heures de pointe.

4. Le code de la route ? Quel code de la route ?

La première fois que je suis sortie, comme dit plus haut, j’ai été frappée par les regards insistants des personnes dans la rue. Il y avait une autre chose : le bruit de la circulation. Sérieusement, j’ai perdu tous mes repères. Déjà, les gens conduisent avec la main sur le klaxon. Ca doit tout remplacer (le clignotant, la pédale de frein, les priorités, le stop…). C’est très déstabilisant car dans notre culture, quand on entend klaxonner, c’est qu’il y a généralement un danger. Là, c’est comme s’il y avait du danger en permanence. Au début, vous serez sûrement comme moi : à regarder partout, à vous retourner tout le temps, pour essayer de repérer d’où ça vient. Peine perdue…

D’ailleurs, en parlant de ça, à beaucoup d’endroits, vous verrez qu’il n’y a pas de trottoirs. Dans le quartier où j’habitais (Malviya Nagar), les piétons partagent la rue avec les voitures, les tuktuk, les bus… Et franchement, au début, c’est super impressionnant. En plus, il n’y a évidemment pas de passage piéton, donc pour passer de l’autre côté, eh bien il faut… traverser. Franchement, au début, je me suis dit « jamais, tant pis, je vais passer tout le séjour de ce côté de la rue, je ne pourrai jamais passer en face ! ». Mais très vite, j’ai trouvé la feinte. Vu que la rue est également pleine de monde, il y a toujours des gens qui traversent. Il m’a suffit de repérer ceux qui étaient sur le point de le faire et de les suivre ! Je crois qu’en 3 semaines, en toute honnêteté, je n’ai que très peu traversé vraiment toute seule !

Quelques petits conseils en passant

  • Dans pas mal de quartiers de Delhi, il n’y a pas de trottoirs. Ca veut dire que vous partagez littéralement la route avec tout le monde (vaches comprises). Inutile de vous dire : faites attention, marchez bien en « rasant les murs » des maisons. Si vous êtes à plusieurs, marchez à la queue-leu-leu et pas en ligne. Au début, avec mes amis, nous essayions de ne pas discuter entre nous afin que 100% de notre attention soit portée sur la rue et les potentiels dangers. Et, cela va de soi, pas de musique non plus dans les oreilles !
  • Pour traverser : comme je vous l’ai dit, je n’étais pas très douée, et je préférais suivre les gens. La technique qu’ils utilisaient c’était d’y aller franco : attendre sur le bord de la route ne fera pas s’arrêter les voitures. Levez un bras pour leur faire signe et avancez, sinon vous n’y arriverez jamais !
  • Conduire en Inde : franchement moi j’oserais pas ! J’ai l’habitude des roadtrip, mais franchement, à New Delhi, la circulation était trop dingue pour moi. Il n’y a pas de code, parfois pas de lignes, pas de sens, et franchement je me suis souvent demandé comme les gens arrivaient à ne pas mourir, tout simplement. En-dehors de la ville, c’est un peu plus calme. Mais j’imagine que dans les autres grosses villes du pays, c’est plus ou moins la même chose. Donc c’est vous qui voyez, mais si vous n’êtes pas trop sûr de vous, attendez d’arriver pour voir et savoir si vous en êtes capable.

New Delhi, Inde

5. La pauvreté

Avant de partir, on m’a dit « Oh làlà, la pauvreté en Inde, tu vas voir, ça va te choquer, il y a beaucoup de mendiants, etc… ». Et franchement ? C’est vrai. C’est une réalité à laquelle nous, occidentaux, faisons face chacun à notre manière. Si la plupart d’entre nous sont choqués et / ou attristés, chacun va plus ou moins le montrer, ou va plus ou moins en être affecté. Et pour le coup, personne ne peut juger cette réaction.

J’ai rencontré des gens qui m’ont dit qu’ils n’étaient jamais retourné en Inde à cause ça, d’autres au contraire qui se sont installé là bas pour bosser dans l’humanitaire. D’autres, aussi, qui n’étaient pas plus choqués de voir des enfants dehors en Inde qu’en France. Et j’avoue que je comprends aussi ce point de vue : des enfants dehors, c’est aussi difficile à affronter ici que là-bas.

Donner de l’argent aux mendiants, c’est évidemment un réflexe. Pour nous, une centaine de roupies ne revient qu’à peine à un euro. Le seul souci, c’est qu’on ne sait pas vraiment si l’argent donné profite bien à la personne ou à un réseau. J’ai entendu des histoires qui font froid dans le dos (par exemple des bébés mutilés afin d’attirer la pitié des gens) et donner de l’argent, cela encourage ce genre de pratiques. Bien sûr, tout le monde n’est pas comme ça, mais à mon sens, il vaut mieux soutenir des associations locales qui s’occupent vraiment des familles défavorisées. Ce n’est évidemment pas une information « officielle », mais un point de vue basé sur ce que j’ai observé sur place en peu de temps.

6. Comment s’habiller ?

Mesdames, traditionnellement en Inde, il faut vous couvrir les chevilles et les épaules. C’est pourquoi vous verrez souvent des femmes en sari avec le nombril à l’air mais un pantalon fluide et des manches 3/4.

Je vous avoue avoir vu des occidentales se balader vêtues d’un short, sous les regards un peu éberlués des locaux. Est-ce qu’elle courait un danger? Aucune idée. Mais il ne me viendrait à l’esprit ni d’en faire autant, ni de vous le conseiller, car on est déjà assez dévisagées dans les rues de New Delhi. Après, est-ce que dans les hôtels / les clubs / les trucs all inclusive ça passe ? Aucune idée, ce n’est pas là que je logeais. A voir sur place !

De manière générale pour les hommes et les femmes, je conseillerais d’essayer de se fondre dans la masse. Pas forcément de s’habiller comme un local, mais ne pas non plus sortir les fringues super chic de marque !

Mesdames, encore, attention aux codes sociaux. Ne vous amusez pas à sourire à tous les hommes que vous croisez et ne les regardez pas dans les yeux… Cela envoie le mauvais signal, aussi bizarre que cela puisse nous paraitre. La suite ci-dessous :

7. Et le danger alors ?

Bon, on ne va pas se mentir, on a tous eu des échos comme quoi, l’Inde, surtout pour une femme seule, ce n’était pas l’endroit le plus sûr du monde. Pas mal de faits divers touchant des indiennes ou des occidentales sont là pour nous le rappeler. S’il ne m’est jamais rien arrivé, mon histoire n’est pas et ne sera pas forcément celle de tout le monde.

Le danger pour les femmes peut survenir n’importe où. On a tendance à se sentir plus en sécurité « chez nous », mais ce n’est pas forcément le cas. N’importe quoi peut arriver dans une grande ville, dans la cambrousse, en France, en Europe, aux USA. L’Inde est peut-être un peu plus dangereuse que la France dans la protection et la reconnaissance du statut des femmes.

Cela ne veut pas dire que tous les hommes sont mauvais et chercheront à vous faire du mal. Bien sûr, la différence culturelle et des codes doit faire que l’on se méfie un peu plus et qu’on adapte son comportement. Mais cela ne veut pas dire que derrière chaque personne se cache un violeur. On peut même avoir des expériences extrêmement positives en Inde, oui oui ! Voyager seule en Inde pour une femme dotée d’un minimum de bon sens ne sera pas forcément plus dangereux qu’ailleurs.

Il n’y a pas de risque zéro

Attention, je ne dis pas que RIEN ne vous arrivera. Tout comme je ne vous dis pas que RIEN ne vous arrivera à Paris, à New-York, ou dans le patelin où habite ma grand-mère.

S’il ne m’est rien arrivé, c’est aussi, je pense, parce que j’ai adapté mon comportement, comme dit dans le paragraphe précédent. Je ne me suis pas baladée en short, je ne me suis pas amusée à sourire à tout le monde, ni à envoyer des signaux qui sont ambigus dans ce pays. J’ai également appris à me blinder, si je puis dire, tout en gardant mon esprit ouvert. Je suis de nature assez naïve, à ne pas voir le mal chez les gens, mais je suis aussi consciente que ça m’a souvent joué des tours dans ma vie. En Inde, ça peut être plus que « jouer de simples tours ». J’ai donc appris à aller contre cette nature et à être plus méfiante, à ne pas croire tout ce qu’on me racontait, à être ferme quand je disais « non ». Et vous savez quoi ? Cela a suffit !

Humayun's Tomb, New Delhi, Inde

8. Se déplacer

A ce jour, l’Inde est le pays que j’ai trouvé le plus compliqué pour me déplacer.

En tuktuk

  • Je vous ai donné mes astuces pour négocier (au mieux) les prix dans le point 2 !

En bus

  • Je n’ai JAMAIS pris le bus à New Delhi. Et j’assume : trop de monde, collé aux gens encore pire que sur la ligne 13 à Paris, tout ça dans la chaleur, non. Vraiment, j’ai pas pu. Je me suis toujours débrouillée autrement !
  • Néanmoins, un conseil de mon amie L. qui a bravé les trajets en bus : demander plusieurs fois à plusieurs personnes différentes si vous êtes dans le bon bus, histoire d’être bien sûr. Et pour acheter un ticket, elle demandait toujours aux gens présents à l’arrêt, car elle non plus ne comprenait rien.

En train

  • Le site à consulter est celui-ci.
  • Il y a 4 classes, de la plus confortable à la moins confortable.
  • Mes amis n’avaient pas envie de se prendre la tête et ont réservé auprès de la réception de leur hôtel, mais vous pouvez bien-sûr le faire à la gare.
  • Dans les trains-couchette, gardez toutes vos affaires avec vous sur la couchette !

En voiture

  • Si vous avez lu mon point 3, vous saurez que je ne le conseille pas. Jamais.
  • Sinon, vous avez les voitures privées avec chauffeur, si ça vous rassure par rapport au train ou au bus. En plus, ramené en euro, ce n’est pas excessivement cher !

Taj Mahal, Agra, Inde

9 (bonus) La nourriture

Je termine par mon point préféré : la bouffe ! Avant de partir, j’aimais déjà la nourriture indienne, et les épices ne me faisaient pas peur.

Mais ça, c’était avant. Déjà pour vous mettre dans le contexte, on m’avait dit que quand les indiens voyaient des occidentaux arriver au resto, ils mettaient d’office moins d’épices dans le plat. On m’a dit aussi qu’on pouvait leur demander d’en mettre encore moins. J’ai rigolé, j’ai dit que non, ça irait, et honnêtement, je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas être malade la première fois. Déjà, j’ai pas pu finir mon assiette, et en plus, le peu que j’avais mangé, j’ai pu le suivre à la trace dans mon système digestif. J’en connais les moindres virages.

Après ça, j’ai toujours demandé « less spicy », voire « no spices at all » mais je sais pas, c’est un concept inconnu pour eux. C’était toujours TROP épicé, et quand je mangeais avec mes amis indiens, ils me disaient que c’était « fade ». What ?! Mais un truc « normalement » épicé, ça peut tuer un occidental alors !!

Bon à part ça, j’avoue que même moi qui ne boit jamais de thé (je n’aime pas) j’ai apprécié le chai indien. Et malgré la douleur ressentie, j’ai aimé les restaurants indiens. Très très bonne expérience culinaire, donc. Mais quelques conseils en passant :

  • Pour savoir si un restaurant est bon, regardez dedans : s’il y a du monde, allez-y. S’il n’y a personne… à vous de voir 😀
  • Si rien n’est précisé, le restaurant est végétarien. C’est l’inverse qui est précisé sur la devanture.
  • Ne mangez jamais rien dans la rue. Sauf si vous voulez faire comme quelqu’un que je connaissais et qui a fini à l’hôpital de New Delhi avec une infection de l’estomac et 20 kilos en moins.
  • Vous n’aurez pas forcément la tourista si vous respectez 2-3 règles logiques :
    • Lavez vos fruits et légumes à l’eau minérale.
    • Ne buvez jamais l’eau du robinet, et même pour vous laver les dents, prenez l’eau en bouteille.
    • Les bouteilles justement doivent être scellées. Si vous voyez qu’elles ont déjà été ouvertes, c’est que probablement elles ont été re-remplie avec de l’eau d’on-ne-sait-où
    • Au resto, demandez toujours qu’on vous amène la bouteille d’eau (scellée !) ou commandez autre chose (soda, jus de fruit…) mais toujours sans glaçon !
    • Lavez-vous les mains avec du gel hydroalcoolique. Ca dépend où vous êtes, mais traditionnellement il n’y a pas de lavabo dans les toilettes (et pas de PQ. Ne me demandez pas, je sais pas, je veux pas savoir)

Et bon appétit bien sûr !

Restaurant, New Delhi, Inde

En conclusion, visiter l’Inde est une expérience. Pas vraiment des vacances. Et vous allez soit adorer cette expérience, soit la détester. Sur le coup, les sentiments sont entiers et pas dans la demi-mesure, et je pense que c’est après, avec le recul, qu’on réalise à quel point ce n’était pas si terrible, ou pas si idyllique. Je dis toujours que j’ai aimé l’Inde, mais pas tous les jours. Certains étaient plus difficiles que d’autres. Avec le recul, j’en garde de très bons souvenirs, et les « mauvais » s’estompent, j’arrive même à en rire. Finalement c’est peut-être ça le secret : il vaut mieux le prendre avec humour !


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